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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 12:26

L'alimentation des gaulois est un sujet mal connu car la culture celtique étant orale, les textes s'y rapportant sont extrêmement rares.
Pline l'Ancien, écrivain et naturaliste romain, auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle,évoque les oies qui viennent sur pieds à Rome du pays des Morins (tribus gauloises belges), Strabon, géographe grec, cite particulièrement les salaisons gauloises que l'on trouve sur les marchés italiens et Posidonios d'Apamée, phylosophe grec, narre ainsi un festin : "Voici les repas des Celtes : on étend du foin et l'on sert sur des tables peu élevées. Pour nourriture, des pains en petit nombre et beaucoup de viandes cuites dans l'eau ou roties sur des charbons ou à la broche..."
Les sources écrites étant trop rares les connaissances concernant l'alimentation gauloise proviennent des données archéologiques.

Celles-ci portent sur les animaux et les plantes retrouvés sur les sites fouillés, soit sur le matériel plus ou moins directement aux aliments : récipients, ustensiles.
Grâce à l'archéozoologie qui étudie les os dégagés des fouilles quelques éléments très intéressants sont portés à notre connaissance.

Les animaux.
A l'époque gauloise, c'est à dire avant la conquête de la Gaule par Jules César, la chasse ne représente qu'une part infime de la nourriture.

Le lièvre (le lapin n'existe pas en Gaule) est le plus chassé ou piégé. Le chevreuil, le cerf et le fameux sanglier sont rares dans les poubelles gauloises. D'ailleurs leur présence indique clairement , dans ce cas, un statut élevé des occupants. Seule l'élite avait le droit de chasser ces animaux.
A cette liste principale, on peut rajouter de manière très anecdotique, l'aurochs (boeuf sauvage), mais aussi pour leur fourrure, le blaireau, le loup, la loutre, le renard ou l'ours.

La pêche participait aussi à l'alimentation; les villages se situaient assez souvent près des cours d'eau. Néanmoins les restes de poissons sont trop fragile pour être conservé ce qui ne permet pas d'estimer le rôle exact du poisson dans l'alimentation de nos ancêtres. Les fouilles permettent surtout de découvrir des poids de filets ou des hameçons.
La majorité des animaux utilisés pour se nourrir par les gaulois provient en fait à 99% d'animaux domestiques. Boeufs, porcs et caprinés (mouton ou chèvre) constituent l'essentiel des troupeaux élevés par les gaulois.
Le coq et la poule étaient exploités depuis des siècles, mais les fouilles archéologiques semblent indiquer qu'ils consommaient peu de volailles, toutefois et cela a beaucoup d'importance, leurs os très fragiles ont certainement disparu, croqués par les chiens et les porcs.
L'oie cendrée, le canard colvert et le pigeon biset ont sans doute été domestiqués.
Des os de belettes sont fréquemment trouvés sur les sites gaulois ce qui traduit sa probable domestication en vue de lutter contre les rongeurs (le chat domestique n'est pas encore présent).
Les animaux domestiques des gaulois étaient de petite taille (stature moyenne pour la vache : 1,05 m; le cheval : 1,25 m, le porc : 0,70 m et le mouton : 0,60 m) leur poids étaient également modeste (vaches/chevaux : 200 kg; porc 70/80 kg et mouton : 30 kg). Les quantités en viande (30 à 40 % du poids) et en graisse (20 à 30 %) disponibles étaient donc particulièrement modestes. Toutefois, leurs rôles ne se limitaient pas uniquement à fournir les tables en viande. Le lait de brebis et les vaches étaient utilisés et transformés à des fins nutritives.
Selon le statut social, l'alimentation diffère. Les animaux jeunes et tendres sont consommés par les membres les plus élevés dans la hiérarchie. Suivant la position sociale des familles au sein du village, le régime alimentaire varie. Le porc, et particulièrement les côtes et les filets étaient réservés aux personnalités importantes.
Les plantes.
La carpologie, discipline scientifique qui étudie les graines et les fruits découverts en contexte archéologique a permis de connaître quelles espèces végétales étaient cultivées et récoltés par les gaulois.
Dans le nord de la Gaule les agriculteurs exploitaient essentiellement des graminées et de légumineuses.
Parmi les graminées les gaulois cultivaient quatre sortes de céréales de la famille du blé (l'engrain, l'amidonier, l'épautre et le froment) mais aussi de l'orge, de l'avoine et du millet.
Parmi les légumineuses, la lentille, le pois, la fève ou la vesce (pour les paturages) sont recensés.
Certaines plantes sauvages étaient également ramassées car leurs feuilles peuvent être consommées en salade ou bouillie.
Les gaulois mangeaient des fruits bien sûr, des prunelles (fruit du prunelier, fruit à noyau de couleur bleu violet), des merises (fruit du merisier, plus petit qu'une cerise, ce fruit a une chair ferme et très savoureuse mais peu sucrée), des framboises, des pommes, des fraises, des noisettes, des raisins, des prunes, des glands et des baies de sureau. Il est fort possible que les arbustes sauvages aient été transplantés dans les jardins gaulois.
Parmi les produits sauvages accessibles, il faut indiquer le miel. Celui-ci faisaient certainement l'objet d'attention, et il faut supposer que des ruches étaient entretenues un peu partout.
La cuisine des plantes.
Toutes les farines fabriqués à l'aide de meules et étudiées par des spécialistes, ne permettaient pas de confectionner du pain à pâte levé. Les céréales se consommaient alors sous forme de grains concassés et bouillis, de soupes à base de farine grillée ou de galettes à pâte non fermentée.

L'amidonnier, l'orge et l'avoine étaient préparés de manières diverses et variés, sous forme de galette, bouillie, soupe, gruau, flocon selon les recettes traditionnelles.
Les légumineuses comme la fève se consommaient principalement sous forme de bouillies et de soupes ou telles quelles.
L'assaisonnement devait se résumer à l'usage du sel, puisque le poivre et les épices arrivèrent plus tardivement. Ce sel était récolté en Gaule, en particulier le long du littoral. La moutarde noire a aussi due être employée.
Les boissons.
Pour les boissons alcoolisées, les connaissances s'avèrent également limitées. Posidonios d'Apamée (qui a voyagé en Gaule au 1er siècle av. J.C.) nous apprendre que les boissons diffèrent selon les classes sociales : "Ce que l'on boit chez les riches c'est du vin apporté d'Italie ou du pays des Massaliètes (Marseilles) et on le boit pur; quelques fois on y mêle un peu d'eau; chez ceux qui sont moins à l'aise, c'est la bière de froment (purinos), préparée avec du miel; chez le peuple, c'est la bière toute simple, on l'appelle corma".
Il faut garder en mémoire que la seule source de sucre repose sur le miel. Pourtant certains fruits sauvages, comme la prunelle contiennent suffisamment de sucre pour déclencher la fermentation du jus.
La bière, ou la cervoise (sans houblon) est à base de malt, composé de grains d'orges germés, grillés et réduit en poudre, qui sert à la fermentation.
L'hydromel aussi était connu. Une tombe princière du Bade-Wurtemberg de la fin du VIème siècle av. J.C. en a livré.
Les auteurs antiques ont souvent évoqué la consommation de boisson chez les celtes. Ils s'offusquaient de leur manière de boire le vin (sans le mélanger à de l'eau) et des quantités selon eux démesurées.
De nombreuses amphores ont été retrouvées, mais le vin était importé et réservé aux élites gauloises.
Le materiel de cuisine.
Les gaulois faisaient la cuisine à l'aide de chaudrons, grils et broches, comme l'atteste Diodone : "auprès d'eux sont les foyers pleins de feu, avec des chaudrons et des broches chargées de pièces entieres de viandes".
Les fours se situaient à l'extérieur de l'habitat.

La majeure partie du vaisselier était constituée de récipients en céramique. Parmi les vases, on peut cataloguer ceux de grandes tailles (contenance de plusieurs dizaines de litres) et disposant d'ouvertures étroites qui servaient à stocker les denrées alimentaires au sein de la maison. Certains dont les parois internes sont altérés évoquent sans doute des saloirs. Les salaisons et la charcuterie gauloise étaient d'ailleurs réputées à Rome.
Il n'existait pas d'assiettes comme à notre époque, mais des écuelles aux formes plus fermées, plus pratique pour la bouillie et le gruau que l'on consommait.
Si avec la multiplication des études spécialisées, nous connaissons de mieux en mieux les ingrédient disponibles, la cuisine reste presque inconnue. Des spécialités régionales existaient déjà et caractérisaient certains endroits. Les échanges commerciaux apportaient certains produits sur de longues distances en particulier du monde romain.
Avec la période gallo-romaine, l'alimentation évolue.
Mais c'est une autre histoire...

D'après l'article de Denis Maréchal, archéologue, paru dans le magazine Histoire Antique HS n°17

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 13:13

        Depuis 121 avant Jésus-Christ, les parties Est de la Gaule ainsi que la Gaule Narbonnaise sont occupées par l’armée Romaine. Une occupation qui permet à la Gaule de profiter de la richesse de la civilisation romaine, richesse culturelle, technologique, artistique et commerciale entre autres. Une occupation pacifique qui fait des Eduens par exemple des “amis de Rome”, titre proclamé par le Sénat.

        Toutefois toutes les tribus gauloises ne perçoivent pas la colonisation romaine avec joie, et en -80 un chef Arverne, Celtillos tente de restaurer le pouvoir régalien sur son peuple. Trahi, il échoue et est brûlé vif sous les yeux de son jeune fils Vercingétorix.
       
         Quelques années plus tard le poste de gouverneur des Gaules est confié à Jules César. Il dispose de quatre légions et a une ambition énorme, devenir le maître de Rome.

        Pour cela il a besoin d'une victoire grandiose et un évènement secondaire va lui offrir la possibilité d’obtenir la renommée qui lui est nécessaire.

        Les Helvètes se sentant à l’étroit sur leur territoire, confiné d’un côté par le Rhin qui les sépare des Germains, d’un autre par le Jura qui marque la frontière avec las Séquanes, et du troisième par le lac Léman et le Rhône qui les séparent avec la province romaine de la Gaule narbonnaise, ils décident d’émigrer dans le pays des santons, (dans l’actuelle Charente) qui accepte de les accueillir.

        En 58 avant J-C, les Helvètes, auxquels se sont adjoints des peuples voisins, au total 368 000 personnes, se rassemblent sur les bords du Rhône près de Genève, et s’apprêtent à franchir le fleuve. A cette nouvelle César quitte Rome, gagne à marche forcée la Gaule transalpine et arrive devant Genève.

        César s’évertue à repousser les Helvètes et les Suèves, un peuple venu d’Europe centrale, avec l’aide des peuples gaulois alliés dont font parti les Eduens. Cette intervention marque le début de la guerre des Gaules.

        Les armées de Jules César ont donc attaqué un peuple gaulois, les Helvètes, en territoire gaulois de plus, loin de se retirer, les légions romaines traversent la Gaules chevelue et battent une coalition Belges dès juillet 57 av. J-C puis écrasent les troupes germaniques en -55.

        Mais les choses vont bientôt changer. L’attaque de la Bretagne (actuelle Angleterre) en 54 av. J-C est un échec et en Gaule Belgique la révolte des Eburons est victorieuse. L’année suivante César prend sa revanche.


        Vercingétorix a grandi, il approche de la trentaine et est devenu un valeureux guerrier rompu aux techniques de guerre gauloises et romaines . Dans une Gaule lasse de ces années de guerre et de la domination romaine il prend le pouvoir au sein de son peuple, les Arvernes, par la force et s’impose à la tête du “parti anti-romain”, notamment grâce à l’art du discours prisé chez les gaulois.

        Il organise la résistance sous forme de guerre de guérilla (à laquelle la géographie gauloise se prête excellemment) et s’emploie à rassembler à ses côtés le plus grand nombre possible de tribus de Gaule et leurs chefs contre Jules César.

        Vercingétorix se rend dans de nombreux villages à la rencontre des chefs des différentes tribus afin de les convaincre que les peuples Gaulois doivent oublier les petites querelles qui les opposent et s’unir pour lutter pour la survie de leur civilisation face à la domination Romaine.
        Et lors du concile de la forêt des Carnutes où le plan du soulèvement général de la Gaule est dressé, Vercingétorix acquiert la confiance et l’appui des chefs gaulois et il s’impose rapidement comme la personne la plus à même de mener la coalition.

        Il remporte plusieurs victoires et afin d’affamer les légions romaines, pratique la politique de la terre brûlée, toutefois en avril -52 César s’empare de la ville de Avaricum (Bourges) qui n’a pas été brûlée et se dirige sur Gergovie où Vercingétorix a stationné ses troupes qui reçoivent le renfort de nouvelles tribus comme les Nitiobrogues venus d’Aquitaine ou des Rutènes et des Gabales venu du sud du pays Arverne.

 

        Les troupes de Vercingétorix ont donc gagné l'oppidum (une fortification positionnée sur une hauteur), de Gergovie, ils occupent également les sommets voisins.

Arrivé sur place, Jules César fait d’abord construire un grand camp et cherche à améliorer ses positions.

        Il utilise alors deux légions pour déloger une troupe Gauloise d’une colline proche de l’oppidum. Il y fait installer un petit camp ainsi qu’un double fossé d’environ 3,60 m de large qui permet aux Romains de circuler entre les deux camps en étant protégés des forces ennemies.

        A ce moment là du siège, César dispose encore du soutien des Eduens qui doivent lui envoyer des cavaliers. Mais Convictolitavis, un notable Eduen fait comprendre aux jeunes guerriers de sa tribu que leur aide serait plus précieuse aux gaulois qui se battent pour l’indépendance de leur territoire.

        Les Romains doivent alors faire face à la défection de ce peuple qui jusqu’alors était leur principal soutien.

        La menace est grave : la cavalerie éduenne forte de dix milles hommes pourrait prendre à revers les Romains. César décide de quitter immédiatement sa position pour aller à l’encontre des Eduens.

        Durant l’absence de César, les Gaulois attaquent les camps Romains.
        Aussitôt le chef Romain rentre de nuit vers Gergovie. Il y parvient avant l’aube. Les troupes de Fabius ont tenu, en particulier grâce à leur artillerie constituée de catapultes et de puissantes arbalètes. Néanmoins la position est loin d’être confortable.

gaulois 3
        César fait manœuvrer ses troupes qui partent au combat mais lorsque ce dernier, à la tête de la dixième légion sonne la retraite, bon nombre d’entre elles n’entendent pas ce signal et continuent à se battre. Sans soutien les pertes sont importantes.

        L’issue de la bataille est favorable aux Gaulois.
        Le siège n’est plus tenable, les risques étant trop grands pour l’armée Romaine, César et ses armées quittent l’Auvergne.

       
        Après cet échec César remonte au nord avec ses légions rejoindre son lieutenant Labiénus qui stationne chez les Lingons, peuple resté fidèle à Rome.
        Voyant les légions romaines battre en retraite, Vercingétorix abandonne sa stratégie de terre brûlée et décide d’anéantir l’armée de César.
        Mi-août, une attaque surprise de la cavalerie gauloise est mise en échec et Vercingétorix décide de se replier sur la hauteur d’Alesia avec une impressionnante armée composée d’après César, de 95 000 hommes munis d’un mois de ravitaillement. Le chef gaulois attend une armée de secours, qui doit venir prendre l’armée romaine à revers.
        César et ses 10 à 12 légions soit environ 70 000 hommes, décident devant l’infériorité numérique de ses troupes de renoncer à un assaut et de faire le siège de l’oppidum d’Alésia afin d’affamer les Gaulois et d’obliger ces derniers à se rendre.
        Il établit pour cela une double ligne de fortifications.
        Autour de la ville, une ligne de travaux défensifs de plus de 16 km est édifié, pour empêcher les assiégés de sortir.
        Le système de fortification est constituée d’un fossé de 4,50 m de largeur et de même profondeur. La terre déblayée sert à construire un remblai de 3,50 m de haut surmonté d’une palissade avec pieux. Cette construction qui encercle l’oppidum est ponctué tout les 24, 25 mètres d’une tour. En avant du fossé de petits pieux munis de pointes de fer sont enterrés, et à proximité sur 8 rangs des trous de 90 cm de profondeur, recouverts de broussailles, au fond desquels ont été calé des pieux acérés sont disposés en quinconce. Ensuite vient un second fossé de 4,50 m de profondeur et de largeur suivi d’un troisième de 1,50m de profondeur et de 6 m de largeur, comblé de troncs d’arbres dont les branches ont été taillées de manière à former des pointes. Vingt-trois fortins renforcent cette ligne de défense. Une rivière est en partie détournée afin de remplir le principal fossé d’eau.
       
       Enfin pour se protéger d’une éventuelle attaque extérieure mené par une armée de secours les même travaux sont effectués sur 21 km autour des premiers travaux.
        
        Le lendemain, les Gaulois de l’armée de secours lancent l’assaut. Ils se servent de flèches et de pierres et bousculent les défenseurs romains armés de frondes, de casse têtes et d’épieux. La bataille fait rage et l’artillerie lance une grêle de projectiles.


        Fin septembre, alors que l’armée de secours est arrivée, César ordonne à sa cavalerie d’engager le combat contre la cavalerie gauloise renforcée par les archers et l’infanterie légère de l’armée de Vercingétorix. Les combats durent de mi-journée jusqu’à la tombée de la nuit. La cavalerie romaine, composée de cavaliers germains alliés de César, finit par mettre les combattants gaulois en fuite et massacre les archers.

 

        Les pièges ralentissent l’avancée des Gaulois qui, au pied des palissades et n’ayant pu percer nulle part finissent par se replier au petit matin. De son côté l’armée de Vercingétorix, alertée par les clameurs des combats, attaque à son tour, mais les soldats du grand chef Gaulois mettent trop de temps à manœuvrer leurs engins d’assaut et à combler les premiers fossés. Celui-ci apprend la retraite de l’armée de secours avant d’avoir pu parvenir au contact des soldats de l’armée de Rome, il ordonne alors à ses troupes de regagner la ville.

        Suite à ces deux échecs, dus principalement à un manque de coordination entre les deux armées gauloises, Vercingétorix confie à son cousin Vercassivellaunos, une troupe d’élite de 60 000 hommes. Ce dernier attaque le camp romain depuis une montagne au nord. En même temps la cavalerie gauloise s’approche des fortification de la plaine et le reste des troupes se déploie en avant du camp gaulois. Vercingétorix sort de la ville avec tout son matériel d’assaut.

        Les Romains, attaqués de toute part, commencent à céder, d’autant que les Gaulois réussissent à combler les obstacles.

        Les combats sont intenses, César dirige de main de maître ses légions. Il envoie sa cavalerie prendre à revers l’ennemi. Les Gaulois, voyant les troupes romaines à cheval arriver dans leurs dos, prennent la fuite, mais les cavaliers romains leur coupent la retraite et les massacrent. Vercassivellaunos est capturé. Voyant ce désastre, Vercingétorix ordonne le repli de ses troupes, les troupes de secours quittent leurs camp et s’enfuient, mais la plus part sont rattrapés, fait prisonniers ou tués par les légionnaires.

        Le lendemain afin d’épargner la population affamée d’Alésia, Vercingétorix monta sur son plus beau cheval et jeta ses armes aux pieds de César pour montrer qu’il se rendait.

Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César par Lionel-Noël Royer
       
        Après la reddition, 70 000 personnes, (des guerriers en majorité) seront déportées par les Romains, pour être données ou vendues comme esclaves. Chaque soldat de César reçoit alors un Gaulois comme esclave personnel.

        Jules César rentre vers Rome triomphant. Il ramène Vercingétorix comme trophée de sa longue campagne militaire en Gaule.

       
        Le chef gaulois est maintenu prisonnier dans les geôles romaines. Terrible fin pour ce grand guerrier qui a donné sa vie pour la liberté de son peuple et l’amour de sa terre.

        Après sept années de captivité il est exécuté dans sa cellule avec un lacet étrangleur sur ordre de César, en août -45, date de la célébration du triomphe de Rome sur les Gaules.



Un site interressant sur la Bataille d'Alésia http://www.alesia.com/index.php?ig=fr

 

La guerre des Gaules : http://www.theatrum-belli.com/archive/2008/08/16/125-av-j-c-rome-decide-d-envahir-la-gaule.html#more

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:33

                                                               
                                              LES GAULOIS
  

     Le terme de Gaulois désigne les populations celtes qui résidaient en Gaule, c’est à dire approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de la Suisse et de l’Italie du nord.


     Les Gaulois sont des Celtes qui ont d’abord peuplé l’Europe centrale, puis qui ont commencé à migrer en -1500 vers le Nord-Ouest pour constituer une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. 
     Le processus a duré plusieurs siècles pendant lesquels plusieurs peuples ont coexisté. Il ne s’est ni soudainement fait par une sorte de guerre d’invasion générale, ni en masse par la migration d’une multitude d’individus aux meurs et aux coutumes agressives, mais par l’arrivée de groupes organisés en tribus peu nombreux, au milieu des autres peuples qui leur accordaient l’hospitalité.

     Les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples, les Carnutes, les Arvernes, les Aulerques, les Séquanes, les Rèmes etc... qui habitaient dans les différents territoires des Gaules. L’ensemble de la Gaule était divisé en trois parties : la Gaule belge, l’Aquitaine et la Celte appelé par Jules César la Gaule chevelue parce qu’elle était couverte de forêts. Ces différents peuples se comprenaient entre eux et pensaient descendre tous de la même souche.



     Les Gaulois étaient braves et éloquents, gais et exubérants, à la fois vantards et bavards.
     L’éloquence était une qualité appréciée.
 
     Ils n’utilisaient l’écriture que pour des usages pratiques, car les choses importantes ne devaient être transmises qu’oralement, comme la mémoire de la communauté qui était chantée par les bardes.

     Les textes contemporains aux Gaulois, et principales source de connaissance les concernant ont en fait été écrits par des Grecs ou des Romains, notamment, Jules César dans ses commentaires sur la guerre des gaules. Nous connaissons donc mal la langue gauloise, et rien de sa grammaire et de sa prononciation.
     Néanmoins nous utilisons quelques mots d’origine gauloise comme ambassade, ardoise, bercer, bille, caillou, charpente, chemin, dame, gosier, javelot, luge, mouton, souche, tonneau, ou encore truand etc...
     Les Gaulois aimaient la propreté, nous leur devons l’invention du savon.
     Ils étaient très élégants, leurs vêtements étaient confortable et colorés.
     Les hommes portaient des braies, des pantalons à jambes assez larges et fermés sur la cheville avec une tunique courte, le sayon le plus souvent à carreaux et aux couleurs vives (bleu, rouge, vert, orange ou jaune). En hiver, ils revêtaient le saie, un manteau en forme de cape tenu par une sorte de pince, en bronze en or ou en argent, la fibule.
     Les femmes portaient des robes longues allant jusqu’aux chevilles ainsi que des saies, toujours de couleurs vives. A l’époque où les romains ne connaissaient que la sandale, les gaulois portaient la galoche.
     Ils portaient également des bijoux, colliers et boucles d’oreilles et le torque dont la valeur correspondait à la position sociale de celui qui le portait.
 

Torques

     Les Gaulois étaient d’excellents agriculteurs, qui se servaient de la charrue à roues pour cultiver le blé, l’avoine, le seigle entre autres. Leurs forgerons étaient très réputés, le tonneau est une invention gauloise qui leur permis de contenir la cervoise ou l’hydromel, deux boissons fort appréciées par nos ancêtres qui faisaient une cuisine variée, constituée principalement de viande, de bœuf ou de mouton issue de l’élevage, ou de gibier chassé dans la dense forêt. Les fromages ainsi que la charcuterie gauloise était si réputée qu’on là vendait à l’étranger. La qualité et la diversité de l’artisanat gaulois était réputé notamment le travail du bronze, du fer, l’émail ainsi que leurs teintures.

 Huttes et village gaulois*

     La société gauloise était réglé par des classes : Noblesse, peuple, clergé.
     La noblesse, composée des guerriers les plus riches et les plus braves, dirigeait le peuple, qui lui cultivait la terre fertile, gardait les troupeaux, chassait et pêchait.
     En temps de guerre le peuple prenait les armes et partait en bandes sans discipline, sans organisation. Les guerrier gaulois avaient un mépris complet de la mort, car ils croyaient que l’âme revit ensuite dans un autre corps.

  Teutates

     Bélenos, le dieu du soleil et de la médecine, Teutatès gardien de la cité, dieu de la guerre et de la tribu, Cernunnos dieu de la nature, du renouveau et de l’abondance, Ogmios le dieu de l’éloquence, Taranis, le dieu redouté du tonnerre ou encore rosmerta la déesse de la fécondité font partie des principales divinités vénérées par nos ancêtres.

  Taranis


      L’ une des plus importantes cérémonie religieuse était la cueillette du gui, qui parce qu’il reste vert en hiver alors que la nature semble morte était le symbole de l’éternel retour à la vie et dont les vertus médicinales étaient appréciées. Cette cérémonie avait lieu le premier jour du calendrier, le druide en robe blanche, monté sur un chêne, coupait avec une faucille d’or le gui qu’il laissait tomber dans un drap blanc, tenu au pied de l’arbre.

 

     En 400 avant Jésus Christ des guerriers gaulois envahissent l’Italie et en -387 ils saccagent Rome. Mais les romains prendront leur revanche entre -88 et -50 en faisant par l’intermédiaire de Jules César la conquête des Gaules qui restera sous l’autorité romaine jusqu’au milieu du Ve siècle après J-C.

  Village gaulois*

 
* Sympathique reconstitution d'un village gauois à visiter en famille à Pleumeur Bodou (Côtes d'Amor)
http://levillagegaulois.free.fr 

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