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    <title><![CDATA[Le blog de LUTECE]]></title>
    <link>http://www.e-stoire.net/</link>
    <description>Petits dossiers sur des thèmes historiques simples mais serieux</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de LUTECE]]></title>
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    <pubDate>Sat, 02 Jun 2012 17:27:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 02 Jun 2012 17:27:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.e-stoire.net</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XIV \ p. 1, 2 & 3]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiv-p-1-2-3-106260436.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ff9900;"><strong><span style="font-size: 24pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Vercingétorix</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffcc99;"><strong>&nbsp;&nbsp; Chapitre XIV - La bataille de Paris et la jonction de César et de
    Labienus.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff99;">1. Importance militaire de Paris.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Tandis que César, après avoir réglé à Decize les affaires des Éduens, s’était dirigé vers le Sud pour
    attaquer Gergovie, son légat Labienus s’était porté vers le Nord par la vallée de l’Yonne et le pays sénon.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Labienus avait avec lui quatre légions, dont la VIIe et la XIIe, deux vieilles troupes très sûres et très
    hardies ; il emmenait toutes les recrues récemment arrivées d’Italie et de la Province, un détachement de cavalerie, et une assez belle escorte de chevaliers romains. Le dépôt général de son
    armée était Sens, comme Nevers était celui de l’armée proconsulaire. L’objectif de sa marche, fixé par César lui-même, était Lutèce, ville principale du peuple des Parisiens.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Coïncidence singulière : à la même heure, les deux armées romaines menaçaient Lutèce et Gergovie. Celle-ci,
    plantée sur un rocher dans le massif central des montagnes françaises, capitale effective de la Gaule celtique, et métropole du passé ; celle-là, allongée au fil de l’eau au milieu des marais de
    la plaine septentrionale, et la métropole de l’avenir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Mais cette coïncidence n’est point fortuite. De même que Gergovie était le foyer de résistance de la Gaule
    intérieure, Paris pouvait devenir le point de concentration de la Gaule du Nord.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">César, dans ses campagnes gauloises, a fait preuve d’une science géographique d’une étonnante sûreté. Il
    s’est joué sur les routes comme s’il avait vécu sa jeunesse dans les pistes des courriers. Il a reconnu d’un coup d’œil les jointures essentielles, les nœuds vitaux de notre pays ; et ceux qui
    voudront poursuivre plus loin le récit de son existence, verront quel parti il a tiré de cette intuition du sol pour constituer la Gaule romaine. Il a, le premier, compris l’importance militaire
    de Paris et son avenir national : je veux dire, par ce mot, les destinées qu’une ville peut faire à une nation ou recevoir d’elle à son tour.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il a vu qu’avec les vallées convergentes des rivières de son bassin, Paris est le principal carrefour du Nord
    de la Gaule, depuis les deux grandes presqu’îles qui menacent la Bretagne insulaire, jusqu’au coude formé par la Loire carnute, depuis les bois des plateaux armoricains jusqu’aux Ardennes à demi
    germaniques. Qui tenait Lutèce surveillait à la fois les rivages de l’Océan et les rives du Rhin, les plaines de l’Anjou et les forêts du Morvan. En occupant solidement le bassin parisien, on
    disjoignait ou on entravait toute confédération des cités de la Belgique, de la Normandie et de la Loire centrale. C’est pour cela que César, avant de partir pour Gergovie, envoya contre Lutèce
    le plus ancien et le plus capable de ses lieutenants.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff99;">2. Première partie de la campagne de Labienus : sa marche de Sens à Paris.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #ffff00;">Labienus exécuta les ordres de son chef avec sa ponctualité coutumière. Il laissa à Sens, pour
    garder les bagages, les soldats de Tannée, et il suivit avec ses quatre légions la rive gauche de l’Yonne.</span><img src="http://img.over-blog.com/600x354/2/43/14/66/Gaulois/137.jpg" class=
    "CtreTexte" alt="137" height="354" width="600"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Au delà du confluent de la Seine, encore que le territoire des Parisiens ne commence qu’aux marais de
    l’Essonne, Labienus n’a plus que des ennemis au-devant de lui. Les Sénons révoltés occupent leur ville de Meclosédum (Melun), bourgade bâtie comme Lutèce dans une île de la Seine, une sorte de
    réplique de la cité parisienne. De l’autre côté de l’Essonne, les Parisiens et tous leurs voisins de la Gaule propre, les peuples du Maine, de la Normandie et de l’Armorique, ont dès le premier
    jour fait cause commune avec Vercingétorix, et il est probable que le gros de leurs milices, ainsi que celles du pays sénon, ont été laissées par lui pour défendre ces territoires.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Labienus se hâtait afin d’empêcher la concentration de ces troupes. Il resta sur la rive gauche pour
    s’épargner le passage de la Seine et de la Marne ; il négligea de prendre Melun, d’ailleurs peu redoutable ; il ne se donna même pas le temps de faire main basse sur la flottille de barques
    amarrées à cet endroit. Mais, malgré tout, les Gaulois le devancèrent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Durant toute cette campagne de 52, ils ont montré en effet, au Nord comme au Sud, une réelle aptitude à se
    concentrer rapidement. Ces nations, comme les Samnites et les Romains des temps héroïques, vivaient toujours dans l’attente de la guerre prochaine : les milices étaient prêtes à répondre à un
    signal qui revenait, chaque année, presque aussi sûrement que le cri de l’hirondelle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Une importante armée s’était réunie à la nouvelle du départ de Labienus. Ce n’étaient pas des troupes
    tumultuaires, mais des soldats aguerris, braves et tenaces, fort supérieurs aux brillants cavaliers du pays éduen. Ils choisirent pour chef Camulogène l’Aulerque : c’était un très vieux général,
    et qui détonne dans cette insurrection de la Gaule où la jeunesse se tailla tant de commandements ; mais on l’aimait à cause de sa longue expérience et de sa science consommée des choses de la
    guerre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il justifia sur-le-champ son renom et son autorité. Ce fut sans doute à Paris que se fit le rassemblement des
    forces gauloises. Camulogène réfléchit, étudia le pays, et attendit Labienus sur la rive de ce marais vaste, long et continu que forme l’Essonne avant de se jeter dans la Seine : c’était un
    obstacle presque aussi insurmontable que la montagne de Gergovie. Les Romains avaient à lutter là-bas contre les rochers et ici contre le marécage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Labienus essaya du moyen classique pour franchir les palus : il voulut, sous la protection des mantelets,
    charger un chemin sur claies et fascines. Au bout de quelques heures de travail, il reconnut que c’était peine perdue, et il décampa sans bruit au milieu delà nuit, pour faire ce qu’il aurait
    mieux valu décider dès son départ de Sens : s’assurer les deux rives du fleuve, et la descente par terre et par eau.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il rétrograda jusqu’à Melun. Le pont était coupé, ceux des habitants qui n’avaient point rejoint Camulogène
    s’étaient réfugiés dans l’île. Mais ils avaient eu l’imprudence de ne pas détruire les barques. Labienus en saisit une cinquantaine, les remplit de soldats, enleva la bourgade épouvantée, et
    reprit sur la rive droite sa marche vers Paris, la flottille descendant le fleuve avec lui.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Camulogène, averti par des fugitifs de Melun, adopta la tactique préconisée par Vercingétorix. Il envoya
    l'ordre d’incendier Paris, de détruire les ponts, et alla se poster sur la rive gauche de la Seine, au pied de la montagne Sainte-Geneviève (aux Grands-Augustins ?). Labienus était déjà campé sur
    l’autre rive, en face de la pointe de la Cité (vers Saint-Germain-l’Auxerrois ?).*</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">La lutte allait s’engager entre les deux adversaires pour la possession, non pas de la ville réduite à rien,
    mais de ce carrefour de routes fluviales qui y aboutissaient, et la question de Paris était presque aussi grave que celle de Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Mais à ce moment Litavicc faisait défection, les Éduens allaient le suivre, les Bellovaques se décidaient à
    imiter leurs amis du Centre, et ordonnaient la concentration de leurs troupes. Labienus pouvait être pris entre eux et Camulogène, comme César entre Gergovie et les Éduens. Il ne s’agissait plus
    pour lui de victoire et de gloire, mais de sauver son armée et de rejoindre son proconsul. Il décida de revenir vers Sens dans le temps où César se résolvait à quitter Gergovie (vers le 1er juin
    ?).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Les deux corps de la grande armée romaine étaient séparés par 400 kilomètres de route, huit jours de marche
    pour chacun d’eux, et les Éduens entre eux deux. On s’aperçut alors de la maladresse que César avait commise en allongeant ainsi, sans l’assurer contre toute surprise, sa ligne
    d’opérations.&nbsp;À des audaces de ce genre, il risquait de tout perdre pour vouloir tout gagner.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff99;">3. Pourquoi Vercingétorix ne poursuivit pas César après Gergovie. Retraite des Romains jusqu’à
    l’Allier.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">La principale crainte de César, en levant son camp, était d’être poursuivi par Vercingétorix. S’il avait été
    pris entre les cavaliers gaulois et l’Allier, dont les ponts étaient détruits et les eaux grossies par la fonte des neiges, ses légions découragées et aux cadres incomplets auraient été fort
    compromises.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Mais le roi n’envoya pas une seule fois ses hommes pour harceler les légionnaires en retraite. On dirait
    qu’il a voulu leur ouvrir largement les routes qui conduisaient hors de l’Auvergne. Chez cet homme qui faisait rarement les choses à la légère, une telle abstention eut sa raison d’être.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il craignait d’abord que ses Gaulois, énervés par des semaines de piétinement sur le sommet étroit et rugueux
    de Gergovie, ne se laissassent entraîner, dans les vastes étendues de la Limagne, aux témérités de leur fougue habituelle, et il redoutait pour eux, de là part des légionnaires, les terribles
    résistances des bêtes aux abois. — Peut-être aussi ses soldats étaient-ils désireux de voir les légions disparaître enfin vers le Nord, loin de cette plaine aux moissons presque mûres qu’elles
    avaient déjà quatre fois traversée et foulée : il était temps que d’autres terres connussent enfin la présence de l’ennemi, c’était aux Éduens de donner à leur tour des garanties à la Gaule en
    souffrant pour elle et en achevant l’œuvre commencée par les Arvernes. — Puis, Vercingétorix ne pouvait envoyer que des cavaliers à cette poursuite. Or, il se dégarnit de sa cavalerie peut-être
    dès le surlendemain de la bataille, il la confia à l’Éduen Litavicc, il lui donna l’ordre de devancer les Romains sur leur ligne de retraite, de décider les peuples de Bibracte à la défection
    suprême, et sans doute de revenir ensuite avec eux barrer la roule à César : il serait temps alors pour Vercingétorix de talonner son adversaire. Et ce plan eût été le meilleur, sans la mollesse
    des Éduens.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il semble enfin que César ait hésité un instant, ou laissé croire qu’il hésitât sur sa route de retraite. On
    racontait partout, dans les camps gaulois, qu’il redoutait d’être bloqué au Nord par l’Allier et la Loire, et qu’il gagnerait la province romaine par les chemins du Velay ou du Forez. Il ne lui
    fallait pas plus de temps pour rejoindre le Rhône que pour revenir à Sens. Autour de lui, il paraît bien qu’on ait désiré cette marche vers le Sud, et qu’on lui ait même conseillé de rebrousser
    chemin alors qu’il était presque arrivé sur les bords de la Loire. — Mais ces routes des Cévennes, accessibles à quelques hommes à un début de campagne, seraient funestes à des légions fatiguées
    et fugitives : l’ennemi les aurait émiettées à travers les gorges de l’Allier ou de la Loire. Et puis, ce retour vers l’Italie eût été l’aveu de la défaite et l’abandon de Labienus. Mieux valait
    courir au péril éduen que d’affronter encore les montagnes arvernes. — César s’apprêta donc à refaire en été, à la rencontre de l’armée de Sens, et sur le versant occidental des Cévennes, cette
    même campagne de vitesse qu’il avait faite, au gros de l’hiver, au pied des pentes orientales.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #ffff00;">Il traversa la Limagne droit vers le Nord, et, le troisième jour de marche, il atteignit la rive gauche de
    l’Allier (en face de Varennes ?). Le pont avait été coupé, sans doute par Litavicc passé avant lui. Mais César eut le temps de le rétablir, et franchit la rivière sans encombre. Il était alors à
    quelques milles à peine du pays éduen.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">À suivre...</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">* Le "Vercingétorix" de Camille Jullian, a été rédigé au tout début du XXe siècle, époque à laquelle on pensait que les
    gaulois de Lutèce (les Parisii) vivaient sur l'île de la Cité. On sait aujourd'hui (du moins on en est quasiment sûr) qu'ils vivaient à Nanterre.<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 02 Jun 2012 16:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">733262b874aa35f201564d5406af992c</guid>
                <category>Livres/Romans</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiv-p-1-2-3-106260436-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand Clotilde exhorte Clovis]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-quand-clotilde-exhorte-clovis-105660560.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Clotilde eut une indéniable influence sur Clovis, et le roi des Francs, ambitieux, trouva souvent avantage à suivre les
    conseilles de son épouse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’œuvre de Pierre-Louis Delaval (1818), exposée dans la cathédrale Saint Louis de Versailles, <em>Clotilde exhortant Clovis
    avant la bataille</em>, représente le roi mérovingien partant d'un pas décidé affronter les ennemis de l'Église catholique dont Clotilde qui tient dans sa main gauche un crucifix, se fait la
    voix.</span> <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Clovis qui lui ne porte aucun signe religieux, ce qui indique qu'il n'est encore qu'un païen, est
    a</span><span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">rmé d'un glaive et porte une cape rouge, nous comprenons donc alors qu'il fera couler le sang des hérétiques.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La main gauche de Clovis tend vers le crucifix, comme s'il demandait au Christ de l'accompagner sur le chemin de la guerre.
    C'est à Vouillé que le premier roi de France a rendez-vous avec le Dieu de Clotilde.<br></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/43/14/66/Christianisme/129.JPG" class="CtreTexte" alt="129.JPG" height="597" width="373"> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C'est au château de Fontainebleau qu'est exposée cette peinture de Laurent Jean-Antoine (1763-1832), intitulée : <em>Clotilde
    exorte Clovis à se convertir</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le roi, guerrier triomphant semble rétissant à pénétrer dans l'église. Mais Clotilde pleine de douceur, d'humilité et de
    patience saura mener son époux sur le chemin de la convertion...<br></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/43/14/66/Christianisme/130.jpg" class="CtreTexte" alt="130.jpg" height="629" width="331">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Jun 2012 06:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">61c8794778e5fee6f8588588d7d223a7</guid>
                <category>Peintures d'Histoire</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-quand-clotilde-exhorte-clovis-105660560-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XIII \ p. 8 & 9]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-8-9-105834092.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #ff9900;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 24pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Vercingétorix</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffcc99;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chapitre XIII - Gergovie.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">8. Assaut de Gergovie et défaite des Romains.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Les douze mille hommes des trois légions s’ébranlèrent, au pas de course, du sommet de La Roche-Blanche,
    gravirent les pentes opposées et arrivèrent au pied du boulevard extérieur avant que Teutomat fût éveillé de sa sieste. Le mur était vide de défenseurs, ce fut un jeu de l’escalader. Les trois
    camps furent emportés. Teutomat n’eut que le temps de s’enfuir, le torse nu, et sur un cheval blessé. Mais, malgré l’ordre de César, quelques Romains musèrent un peu à piller sous les tentes des
    chefs gaulois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le proconsul s’approchait plus lentement. Il arrivait avec la Xe légion au pied de la montée. Quand il vit
    les soldats déjà débandés, quand il aperçut de plus près ces 150 pieds de roches aiguës ou glissantes qui portaient les murs de Gergovie, quand il comprit que Vercingétorix et les siens allaient
    paraître sur les remparts, il s’avoua l’imprudence des ordres qu’il avait donnés, il fit sonner aux trois légions le signal de la retraite, et il arrêta sur-le-champ les enseignes et les hommes
    de la Xe (au nord et au pied de La Roche-Blanche ?).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Mais il était trop tard : le son de la trompette s’assourdit dans les profondeurs de la vallée qui séparait
    La Roche-Blanche de Gergovie ; les légats et les tribuns ne furent pas écoutés ; les légionnaires étaient encore sous l’influence des excitations brûlantes du départ, et ils reprirent leur
    course, à travers les tentes gauloises, vers les murs et les portes de Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Au moment où ils atteignirent le talus sur lequel était assis le rempart, les Gaulois n’étaient point encore
    de retour. Il n’y avait sur la muraille que quelques femmes, folles d’épouvante, qui hurlaient, et qui, la poitrine nue, les mains tendues et ouvertes, les cheveux épars, suppliaient les Romains
    de les épargner : les unes jetaient de l’argent et des étoffes pour les arrêter, les autres se faisaient descendre pour se livrer à eux. Les vieux centurions, songeant au butin de Gergovie, ne
    s’arrêtèrent pas à cette première proie. L. Fabius, porté à la courte échelle par trois hommes de son manipule, arriva le premier au sommet des remparts, comme il l’avait juré, et d’autres, aidés
    par lui, montèrent à leur tour. M. Pétronius, en bas, s’acharnait, à la tête des siens, contre une porte qu’il voulait briser. Gergovie allait être entamée : déjà s’entendait par toute la ville
    la sinistre clameur des cités prises d’assaut, la course précipitée des fuyards qui gagnaient les portes libres.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Subitement, la scène changea. Les femmes, se retournant vers Gergovie, agitent et montrent leurs cheveux
    dénoués, soulèvent leurs enfants, les présentent dans un cri d’appel et de courage. Ce sont les Gaulois qui apparaissent, accourus au bruit et à la nouvelle, qui arrivent au galop de leurs
    chevaux, et qui, sautant en bas de leur monture, prennent la position de combat, derrière le parapet du rempart et autour des portes. Puis, après les cavaliers, les fantassins surviennent ;
    chaque minute amène de nouveaux combattants ; les assiégés ouvrent les portes, et la véritable bataille s’engage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Les Gaulois avaient pour eux le nombre, l’extraordinaire avantage de la situation, la vigueur toute fraîche
    des corps reposés. Les Romains étaient essoufflés par la course, la montée et l’effort. En un instant, César voit ses légions disloquées, et leurs fragments environnés par l’ennemi qui déborde de
    toutes parts. Elles allaient être prises entre le mur de la ville et le boulevard extérieur comme dans une souricière. — Il fit alors avancer ses deux réserves. Des cohortes de la XIIIe et
    Sextius reçurent l’ordre de sortir du petit camp et de remplacer la Xe dans le vallon où celle-ci s’était tenue jusque-là : mais il les écarta plus à gauche, de manière à menacer le flanc droit
    de l’ennemi, s’il s’aventurait vers le bas. Le proconsul et la Xe se portèrent en avant, commencèrent à leur tour l’escalade de la montagne, puis s’arrêtèrent (sur la croupe en avant et au
    sud-est du village de Gergovie ?), à un endroit d’où l’on pût suivre les moindres détails de la partie qui se livrait sur les flancs de la cité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le combat faisait rage sur les murs et autour des portes ; les corps des combattants s’enchevêtraient ; les
    Romains ne faiblissaient pas. Soudain, une dernière fois, la scène changea. Les Éduens, venus du grand camp par un long détour, débouchèrent (vers la ferme de Gergovie ?) sur la droite des
    légionnaires. C’était un secours : il n’y avait pas à en douter, les nouveaux venus avaient le bras droit découvert, signe qu’ils appartenaient aux Gaulois auxiliaires. Mais les Romains en
    étaient à cette exaltation de la bataille, où l’homme ne sait plus ni regarder ni réfléchir, où la force de sa vue et de sa pensée se limite au sol qu’il piétine et à l’adversaire qu’il étreint :
    et voyant vaguement des Gaulois arriver, ils s’imaginèrent que c’était un nouveau flot d’ennemis qui s’abattait sur eux et que le bras nu n’était qu’un stratagème. — Ainsi, les deux ruses
    imaginées par César tournaient au profit de son adversaire : la diversion faite par les Éduens démoralisait ses propres troupes, et sa dernière légion, perdue au loin dans les bois de l’Auzon,
    lui manquait au moment décisif.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La débandade commença. L. Fabius et ses camarades furent tués sur les remparts, et leurs<img src=
    "http://img.over-blog.com/500x346/2/43/14/66/romans/121.jpg" class="DrteTexte" alt="121.jpg" height="346" width="500"> corps jetés d’en haut. M. Pétronius, à lui seul, malgré ses blessures,
    arrêtait les Gaulois à la sortie d’une porte : ce qui donna le temps aux hommes de son manipule de se mettre à l’abri. Quand ils furent disparus tous deux, les assiégés eurent facilement raison
    du reste : 46 centurions, un quart exactement de ceux qui étaient engagés, furent massacrés ; la VIIIe légion, la plus compromise, fut décimée ; les survivants n’eurent que le temps de se
    précipiter du haut du boulevard.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César, à la vue de la défaite, avait échelonné ses deux légions de réserve sur la ligne de combat : la Xe,
    plus près encore de la bataille, mais sur un terrain plus uni (le village de Gergovie ?), où elle put se former en rangs réguliers ; derrière elle, la XIIIe s’approcha pour la soutenir (sur la
    croupe que la Xe venait de quitter ?).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Les fuyards arrivèrent, puis l’ennemi, et la Xe légion eut, à son tour, à recevoir le choc des poursuivants.
    Elle les arrêta un instant, puis elle dut se replier sur celle de Sextius, et toutes deux, avec les débris des trois autres, regagnèrent la plaine (en avant de Donnezat ?), harcelées sans relâche
    par l’ennemi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Là, elles purent enfin se ranger en ordre de bataille, à portée de nouveaux secours, à l’abri des machines et
    de leur camp, et elles attendirent, de pied ferme, une dernière attaque. Sur ce terrain plus plat, formées en lignes pressées, elles allaient reprendre leurs avantages.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Mais Vercingétorix, d’un ordre, arrêta toutes ses troupes au pied de la montagne, et les fit rentrer dans
    leurs lignes reconquises.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">9. Départ de César ; jugement sur cette campagne.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Même après ce désastre, et devant ces ravins où avaient roulé les cadavres de près de sept cents de ses
    meilleurs soldats. César redouta de désespérer. S’attendait-il, de la part des Gaulois, à quelqu’une de ces imprudences où la joie de la victoire entraînait leur fougue naturelle ? Voulut-il
    seulement, comme il l’écrivit, rendre du cœur à ses soldats ? Toujours est-il que le lendemain, il fil sortir son armée et former le front de bataille (sur le Puy de Marinant ?). Vercingétorix ne
    quitta pas sa montagne, et se borna à envoyer quelques cavaliers, qu’il laissa battre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le jour suivant, César offrit encore le combat. Personne, semble-t-il, ne sortit de Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Il leva alors son camp et reprit la route du Nord (début de juin ?).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La défaite qu’il venait de subir n’était pas due seulement à la faiblesse de ses effectifs et de ses
    positions. Elle était la conclusion de cet entêtement continu qui l’avait arrêté pendant un mois devant une ville imprenable, usant les forces de ses soldats dans l’illusion avant de les briser
    contre des murailles. Le lendemain de la bataille, il leur avait fait de cruels reproches : ils les méritaient moins que lui-même. Si, la veille, ils ne s’étaient point arrêtés à temps,
    n’était-ce pas la faute de leur proconsul, qui n’avait cessé de leur inspirer le désir d’un coup de main ? et, s’il avait donné le signal de la retraite, c’était après avoir imprimé l’élan de
    l’escalade.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Depuis la fin d’Avaricum, le mérite de César s’était obscurci, la valeur de Vercingétorix n’avait fait que
    s’accroître. Le roi des Arvernes n’avait attaqué les Romains qu’à l’endroit précis où il pouvait les battre. Sous les regards de ses dieux, il leur avait immolé des centaines de victimes au pied
    des remparts de sa ville natale. Durant ces longs jours d’incertitudes et de peines, il avait su imposer à ses soldats le calme devant l’ennemi et la fatigue des viles besognes. Jules César,
    l’homme du commandement froid et impeccable, avait vu ses propres centurions refusant d’écouter leurs chefs et n’obéissant qu’à un désir de combattre ; et Vercingétorix avait arrêté d’un mot, aux
    approches du camp romain, la course victorieuse de ses Gaulois.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">À suivre...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 07:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">729efe758f1f4f0e63e3f8aa25963daa</guid>
                <category>Livres/Romans</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-8-9-105834092-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Musique d'inspiration médiévale - Garmarna]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-musique-medievale-garmarna-105621072.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Garmarna<strong>&nbsp;</strong> est un groupe suédois. Leur musique folklorique, comporte des titres tantôt repris d'airs
    traditionnels, tantôt composée par eux-mêmes. Les paroles des chansons, principalement reprises de ballades, sont puisées de poèmes et de contes traditionnels suédois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le nom du groupe vient de Garm, le chien qui garde le <span class="mw-redirect">Helheim</span> dans la mythologie
    nordique.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Herr Manneligg</span></strong>
  </p>
  <div>
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    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vänner och Fränder</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <div>
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            <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Varulven</span></strong>
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  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 May 2012 07:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d30368094f2f247e45a6f3d8dc760d4a</guid>
                <category>Musique</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-musique-medievale-garmarna-105621072-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XIII \ p. 7]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-7-105159863.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 24pt; color: #ff9900;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Vercingétorix</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffcc99;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chapitre XIII - Gergovie.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">7. Nouveau système de défense des Gaulois : César prépare l’assaut.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Les deux adversaires se retrouvaient dans leurs positions de l’avant-veille. Mais l’armée romaine était
    harassée par la marche ou les combats ; les communications avec Nevers étaient moins faciles, et les vivres plus rares. Les Éduens envoyèrent des députés faire amende honorable, et César les
    reçut avec une parfaite bonne grâce : mais il ne fut point leur dupe, et savait que c’était seulement partie remise.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Il comprit enfin qu’il fallait arrêter le siège, abandonner Gergovie, gagner Nevers et Sens, rejoindre
    Labienus tant que les routes étaient libres encore. Et cependant, il ne put se résigner à donner le signal d’un départ qui ressemblait à une fuite, à quitter des yeux une proie qu’il convoitait
    depuis tant de semaines. Il commit une dernière faute, en rêvant jusqu’à la fin que sa Fortune lui fournirait une revanche, lui apporterait la chance d’un coup de main. Dans ces journées où il
    sent que la défaite le guette. César a perdu sa netteté d’esprit et son ferme bon sens : la vue de cette montagne et de cette armée proches et invincibles l’agace et l’exaspère, et ses soldats,
    comme lui, s’énervent à ne pouvoir escalader ces roches et mutiler ces visages. Il leur paraît à tous que la majesté du peuple romain est compromise, s’ils s’éloignent sans avoir fait quelque
    chose de bien.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Un jour, Jules César eut la surprise joyeuse de se voir offerte l’occasion cherchée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Vercingétorix avait lieu de croire que le proconsul voulait continuer l’investissement de la ville en
    prolongeant ses lignes au nord-ouest de La Roche-Blanche, par-dessus le col des Goules ou les hauteurs de Risolles (entre Opme et le plateau). C’était du reste ce que les Romains avaient de mieux
    à faire : car, de là, ils domineraient les vallons du Nord, les seuls où les Gaulois pussent encore fourrager, et ils seraient maîtres d’une autre des routes, et des moins difficiles, qui
    conduisaient à Gergovie. Jusqu’ici, comme on l’a vu, Vercingétorix s’en était remis, pour la défense de la ville sur ce point, à l’étroitesse de l’isthme, aux dangers des ravins, à l’épaisseur
    des bois qui hérissaient cette croupe, et il n’avait tout au plus fait occuper par ses hommes que le versant du col qui faisait face au petit camp de César. Mais, depuis la mésaventure de La
    Roche-Blanche, il se méfiait des bois et des embûches ; il ne voulut pas risquer de perdre ces hauteurs d’avant-garde avec la même facilité que celle des bords de l’Auzon ; et dès le retour de
    César, il employa son armée à fortifier le massif de Risolles (le long du chemin d’Opme au plateau). Si le proconsul avait eu l’intention de s’y installer, ce qui est fort possible, son
    adversaire l’avait devancé. Tandis que le Romain étendait sa ligne d’attaque, le Gaulois allongeait sa ligne de défense. L’élève en poliorcétique devenait digne du maître.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Mais, pour construire ce nouveau boulevard, Vercingétorix avait dû dégarnir de troupes les pentes
    gergoviennes qui faisaient face, au Nord, à La Roche-Blanche. César, en tournée d’inspection sur le petit camp, remarqua l’absence de cette armée qui, quelques jours auparavant, semblait tapisser
    la montagne. Il s’étonna, interrogea les transfuges qui affluaient autour de lui, et apprit d’eux la cause de ce changement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">De ce qu’il sut alors, le proconsul pouvait tirer deux conclusions : l’une, qu’il ne prolongerait ses lignes
    de blocus qu’au prix de nouveaux combats ; l’autre, qu’il fallait profiter de la dispersion des Gaulois pour tenter l’escalade. Il décida qu’elle aurait lieu le lendemain. C’était la dernière de
    ses espérances qu’il engageait.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Pendant la nuit, il prépara tout en vue de confirmer Vercingétorix dans la crainte d’une attaque sur ce
    massif de Risolles que le Gaulois se hâtait de fortifier. Ce fut, dans le grand camp (?) romain, un branle-bas général : des escadrons sortent en tumulte, se dispersent de côté et d’autre, pour
    remonter ensuite le vallon vers l’Ouest dans la direction des hauteurs de Risolles (vers le sommet coté 723). Au petit jour, une file de cavaliers, nombreux, casques en tête, s’engagent dans le
    même sens (par la vallée de l’Auzon et le ravin d’Opme) : ce sont, il est vrai, de simples muletiers, déguisés en soldats, tandis que leurs bêtes, dégarnies des bâts, ont été travesties en
    chevaux de guerre : mais de Gergovie nul ne peut voir la supercherie, et du reste, il y a, à côté de ces soldats d’emprunt, quelques vrais cavaliers qui ont ordre de se montrer le plus près
    possible de l’ennemi. Enfin, c’est une légion entière qui s’avance sur le flanc des hauteurs (par le<img src="http://img.over-blog.com/242x300/2/43/14/66/romans/131.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "131.jpg" width="242" height="300"> versant Nord de La Roche-Blanche et le pied du Puy de Jussat ?). Tout ce monde, s’enfonçant dans la vallée par de longs circuits ou des sentiers divers, se
    dirige également vers les collines où travaillaient les Gaulois. Brusquement, la légion pénètre dans un bois, au pied des hauteurs, et y demeure cachée (entre Jussat et Chanonat ?).
    Vercingétorix, qui suit ces va-et-vient, ne doute plus que l’attaque ne soit prochaine sur le point menacé, et rappelle le reste de ses troupes des trois camps qui faisaient face à César : il n’y
    laisse que quelques traînards, comme le roi Teutomat, et on était si tranquille de ce côté que le chef agenais, en méridional qu’il était, ne renonça pas à faire sa sieste ce jour-là.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le proconsul, voyant les Gaulois partis, prit ses dispositions pour l’assaut décisif de Gergovie. Par les
    couloirs qui réunissaient les deux camps, les soldats romains sont venus à La Roche-Blanche, en petits groupes, enseignes baissées, panaches couverts. César a maintenant sous ses ordres cinq
    légions presque entières, et il ne reste dans le grand camp que les Éduens.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Ceux-ci feront diversion à droite en gravissant lentement la montagne par les sentiers de l’Est ou du Nord.
    La XIIIe légion, avec le légat T. Sextius, se tiendra en réserve à La Roche-Blanche ; la légion favorite de César, la Xe, et le proconsul au milieu d’elle, demeurera en avant du petit camp, en
    arrière des combattants, pour les soutenir et donner la main aux différents corps. Enfin les trois autres, vieilles troupes aguerries (la VIIIe, et sans doute la IXe et la XIe), auront la gloire
    de monter à l’assaut : il y a dans leurs rangs les plus robustes, les plus têtus, les plus bravaches des centurions, ceux sur lesquels César peut le plus compter à l’heure des casse-cous : L.
    Fabius, de la VIIIe, qui vient de jurer qu’il monterait le premier sur le rempart gaulois ; M. Pétronius, lui aussi de la VIIIe, un des sous-officiers les plus souples et les plus solides de
    toute l’armée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Quelques mots encore furent adressés par le proconsul aux légats de ces trois légions. Que le soldat ne perde
    pas de temps à tuer ou à piller. Il s’agit de courir et de grimper, et non pas de se battre. Pas de combat : mais de la vitesse, du jarret, et un coup de main. Puis le signal fut donné, vers
    midi.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">À suivre...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 May 2012 11:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2c4d33f9a33aab26fc2130ef26061794</guid>
                <category>Livres/Romans</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-7-105159863-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le monde au temps des mérovingiens 3/9]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-le-monde-au-temps-des-merovingiens-3-9-105555687.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Début du VIe siècle - La construction de l'empire chinois.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Au début du VIe siècle, la Chine était divisée en deux. Dans le sud, à Nanjing, d'éphémères empereurs se succédèrent, tentant
    de perpétuer la tradition chinoise. Jouets des grands, ils parvinrent néanmoins à contenir les tentatives d'expansion venues du Nord et favorisèrent l'essor économique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si la dynastie des Qi du Sud (479 - 502) se révéla incapable de soumettre les familles<img src=
    "http://img.over-blog.com/244x300/2/43/14/66/Divers/128.jpg" class="DrteTexte" alt="128" width="174" height="214"> aristocratiques, venues du Nord au IVe siècle et formant les oligarchies
    fermées, celle des Liang (502 - 537) les repris en mains, alors que la région connaissait un essor du commerce sans précédent. C'est à cette époque que l'empereur Wu (502 - 544) imposa le
    bouddhisme Mahayana qui gagna toute la Chine.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La Chine du Nord, elle, voyait depuis le début de notre ère l'installation de nomades barbares d'origines diverses
    (Tibétains, Tanguts, proto-Turcs, proto-Mongols, Toungouses). Peu à peu, ceux-ci s'étaient <a href="http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/sinisation/1">sinisés</a> et sédentarisés. La
    fin de la dynastie des Jin (265 - 316) fut marquée par la formation de royaumes éphémères, tel les «Seize royaumes des Cinq Barbares». Ce n'est qu'avec les Bei Wei (386 - 535) que l'unification
    de la Chine du Nord fut réalisée en 439.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L'encadrement administratif et fiscal des paysans fut poussé à l'extrême, les familles étant regroupées par cinq sur les
    lopins de terres qui leur étaient attribués. La culture fut privilégies face à l'élevage, et l'artisanat de tradition chinoise fut encouragé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L'empereur Xiaowendi (471 - 499) transféra la capitale à Luoyang (Hunan) en 494. En 501, la cité était entourée d'une
    muraille de trente kilomètres et renfermait mille trois cent soixante sept temples boudhiques.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La sinisation des populations barbares s'intensifia, touchant les noms et le costume, et imposant le chinois comme langue
    officielle. Les mariages entre les aristocraties tuoba, de l'État des Wei du Nord, et chinoise furent encouragés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Cette volonté d'intégration n'emporta pas l'adhésion de tous les Tuoba, qui provoquèrent, en 523, la «Révolte des Six
    Garnisons». La guerre civile se solda, en 534, par la mise à mort du jeune empereur, de la régente Hu et de milliers de courtisans.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Illustration :</span> empereur Wudi de la dynastie Liang
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Source : La France au fil de ses rois - 250/751 éd. Sélection du Reader's Diggest / Historia
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 May 2012 06:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">615aecceb3ea6429f1b36bbc6d50ab60</guid>
                <category>Barbares</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-le-monde-au-temps-des-merovingiens-3-9-105555687-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XIII \ p. 5 & 6]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-5-6-105159497.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 24pt; color: #ff9900;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Vercingétorix</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffcc99;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chapitre XIII - Gergovie.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">5. Installation de César ; premiers combats ; les Romains occupent La Roche-Blanche.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le jour même de son arrivée, Jules César eut à livrer un léger combat de cavalerie, dont il ne nous dit pas
    quelle fut l’issue. Ce qui prouve qu’il ne tourna pas à son avantage, et ce fut un mauvais présage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Son camp fut établi le moins mal possible, sur un des mamelons qui bombent les basses terres, entre le lac de
    Sarlièves et le cours de l’Auzon (sur la colline au nord-est du Petit Orcet). César trouvait là de l’eau, un large espace pour sa cavalerie, il était à une demi-lieue, à vol d’oiseau, des regards
    des Gaulois, et, s’ils voyaient quelque chose dans son<img src="http://img.over-blog.com/500x269/2/43/14/66/romans/127.gif" class="DrteTexte" alt="127" height="269" width="500"> camp, ils le
    voyaient fort vaguement. Il était enfin maître de la route du Nord, par où les Éduens allaient le ravitailler. Seulement, la position qu’il avait dû choisir était assez médiocre, et se défendit
    surtout par les retranchements élevés de main d’homme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Tout de suite, César éprouva de forts ennuis. Vercingétorix tenait son armée bride en main : jamais il n’en
    fut plus maître que devant Gergovie. Elle comprit que la partie était sérieuse, et elle ne fit ni faux pas ni écart. Plus d’assemblées tumultueuses, plus de ces délibérations agitées où
    s’émoussait la force du commandement. Sur ce sol familier de la cité de ses ancêtres, auprès de ces remparts et de ces monts dont il était le souverain, Vercingétorix put parler en prince absolu
    à tous les Gaulois. Cette fois enfin, il apparut comme roi. Il avait réduit son conseil aux chefs des cités alliées, une vingtaine d’hommes seulement, qui se sentaient responsables du salut de
    tous ; il les réunissait chaque matin, au lever du soleil, non pas pour discuter longuement avec eux, mais pour entendre leurs rapports et donner ses ordres, et pour arrêter ensemble le plan des
    opérations de la journée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Presque tous les jours, Vercingétorix leur taillait une besogne à faire. Il envoyait dans la plaine, autour
    du camp de César, des escadrons de cavalerie et ses nouveaux détachements d’archers. Le proconsul était obligé de faire sortir ses hommes, et ils étaient sans doute souvent battus, puisqu’il ne
    nous dit pas qu’ils furent jamais vainqueurs : si parfois les Gaulois étaient serrés de trop près, ils n’avaient aucune peine à se replier à l’abri sur leurs rochers, loin de la portée des
    frondes et des javelots. Vercingétorix se tenait non loin de là, regardant combattre les siens, appréciant leur valeur, jugeant ce qu’il pouvait demander à chacune de ses troupes. Il les exerçait
    ainsi, plutôt encore qu’il ne les exposait, et les abords du camp romain étaient transformés par lui en un champ de manège.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La situation devenait humiliante pour César. Coûte que coûte il devait se dégager, tenter quelque chose du
    côté de cette masse de hauteurs qui commandaient son camp.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La plus rapprochée de lui et la plus éloignée de Gergovie était celle de La Roche-Blanche. Bien isolée,
    escarpée de toutes parts, elle était un excellent poste d’observation et de retraite, comme une petite citadelle en face de la grande : elle dominait à la fois les ravins méridionaux de Gergovie,
    où étaient campés les Gaulois, et la vallée de l’Auzon, qui leur fournissait leurs principales provisions d’eau et de fourrage. La Roche-Blanche avait une bonne redoute : mais la garnison était
    de médiocre importance, et campée tout entière du côté de l’Est, où était César ; sur les autres points, les Gaulois se croyaient, suivant leur erreur habituelle, gardés par les bois et les
    fourrés qui garnissaient les flancs de la colline. Ils ne se sont jamais, dans ce siège et dans cette campagne, défiés des embûches qu’abritent les forêts.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Une nuit, César envoya par la gauche, dans les bois de La Roche-Blanche, les meilleurs de ses légionnaires.
    Le matin, il commença lui-même l’escalade à droite, à découvert, avec d’autres troupes : les Gaulois ne s’occupèrent que de cette attaque. Pendant ce temps, rampant à travers les taillis, les
    soldats de l’embuscade arrivaient et fondaient sur eux par derrière. La garnison fut culbutée, avant qu’un secours ait pu descendre de Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La Roche-Blanche était séparée du camp romain par un vallon de plus de deux kilomètres. Rien n’était plus
    facile aux Gaulois que d’isoler les deux positions. Mais César installa sur la colline deux légions ; il en fit son petit camp. De l’un à l’autre poste, il fit creuser, parallèlement à l’Auzon,
    deux tranchées larges de six pieds chacune : une route à demi souterraine relia ainsi ses deux camps, et pouvait en quelques minutes amener les légions d’un point à l’autre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Une petite ville romaine commençait donc à s’élever au pied de Gergovie. César se décidait, la chose était
    visible, pour le système de la circonvallation. Il avait achevé le premier secteur de la ligne d’investissement : depuis le lac de Sarlièves jusqu’à La Roche-Blanche, la montagne gauloise était
    bloquée au Sud-Est par des ouvrages continus. — Mais c’était un quart à peine de sa périphérie, et le plus facile à fermer. César aurait-il le temps, la patience et les hommes pour continuer
    l’œuvre sur tous les côtés ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">En tout cas, il avait besoin, pour cela, de ramener à lui toutes ses légions, tous ses auxiliaires, de
    s’assurer d’immenses convois de vivres et de machines. Or, au moment où la première tâche sérieuse du siège était terminée, le service des étapes était désorganisé par la révolte du contingent
    éduen.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">6. Première défection des Éduens.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César avait décidément commis une faute en réconciliant les deux partis éduens : s’il les avait laissés se
    battre, il aurait été certain d’en avoir un pour allié. Puis, entre les candidats, il avait eu l’imprudence de choisir le plus jeune.&nbsp;À peine fut-il arrivé et occupé devant Gergovie, que le
    vergobret Convictolitav, qui lui devait le pouvoir, se déclara contre le peuple romain, et entraîna avec lui l’élite de la jeunesse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le proconsul a écrit qu’il avait été acheté par Vercingétorix, et qu’il partagea avec ses complices l’or de
    la trahison. Mais le vergobret alléguait de très bonnes raisons pour juger le métal arverne plus généreux que la protection romaine. — L’arbitrage de César, dans l’affaire de l’élection,
    n’était-il pas un outrage au droit et aux lois éduennes ? Le pays, depuis six ans que durait la guerre, s’épuisait pour lui de grains et d’hommes. Nevers était devenu un vaste campement romain.
    Plus de dix mille Éduens étaient ou allaient être à la merci du proconsul ; devant Gergovie, les plus nobles de leurs cavaliers lui servaient d’otages. Les négociants italiens s’étaient installés
    aux bons endroits, à Nevers, à Bibracte, à Chalon, et de là pressuraient le pays et monopolisaient les grandes entreprises.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Il n’était point nécessaire des statères d’or de Vercingétorix pour que l’aristocratie éduenne s’aperçût de
    ces vérités. Mais la multitude s’en rendait moins compte, et ne paraissait pas désireuse de suivre ses chefs contre Jules César. On eut recours à une ruse assez grossière pour la décider.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Un des chefs du complot, Litavicc, fut mis à la tête des dix mille hommes qui étaient prêts pour rejoindre le
    camp romain. Ses frères prirent les devants pour débaucher les cavaliers qui combattaient devant Gergovie. Litavicc partit avec ses hommes, sans leur rien dire : il escortait un immense convoi de
    vivres et de bagages destinés à l’armée proconsulaire ; des Italiens, qui se rendaient auprès de César, se placèrent sous sa sauvegarde. Ni Romains ni Gaulois ne se doutèrent qu’ils allaient à la
    trahison.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">À trente milles environ de Gergovie (au passage de l’Allier à Vichy ?), Litavicc s’arrêta plus longuement,
    et, les larmes aux yeux, annonça aux Éduens que leurs amis, leurs parents ou leurs patrons, ses frères tout comme les autres, avaient été exécutés par ordre de Jules César. Cette race d’hommes,
    écrit l’auteur des Commentaires, est ainsi faite qu’elle accepte pour vérité la plus fantaisiste rumeur. La foule se hâte de croire Litavicc. Sur un signe de son chef, elle massacre les Italiens
    et pille le convoi. En quelques heures, la révolte gagnait tout le pays éduen, et partout s’y renouvelaient les scènes du jour de Génabum : les citoyens romains égorgés, expulsés ou réduits en
    esclavage, et leurs biens saccagés. Alors, excitée par l’appât du butin et la complicité du vergobret, la plèbe accepta de combattre César. Mais les Éduens n’osèrent pas encore toucher à
    Nevers.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le coup fait, l’armée de Litavicc reprit sa route, et atteignit Randan, à 25 milles du camp de César. Les
    Romains, déjà coupés de Nevers, allaient être pris entre les nouveaux venus et l’armée de Vercingétorix.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Mais les chefs de la cavalerie éduenne qui servaient près de César, Eporédorix et Viridomar, jugèrent qu’il
    n’était pas encore temps pour eux de trahir : peut-être furent-ils jaloux de l’initiative prise par Litavicc. Ils refusèrent d’écouter ses frères, et l’un des deux dénonça le complot au
    proconsul.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César raconte qu’en apprenant ces nouvelles au milieu de la nuit, il éprouva une profonde angoisse. Mais elle
    fut courte, et il se sauva, comme déjà si souvent, par la rapidité de ses décisions et de ses actes. Les frères de Litavicc s’enfuirent dans Gergovie, les autres Éduens protestèrent une fois de
    plus de leur dévouement. Le matin, toute la cavalerie, quatre légions, sans bagages, armés à la légère, partirent avec César sur la route du Nord. Il ne laissa devant Gergovie que deux légions,
    sous les ordres de son légat C. Fabius : il ne se donna même pas le temps de concentrer les troupes dont il lui confiait la garde. Avant tout, il avait résolu d’arrêter les Éduens, le plus loin
    possible, et de les arrêter de gré ou de force.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Ce fut moins une marche qu’une course échevelée. Le soleil était encore fort haut, que les Romains avaient
    parcouru les 25 milles qui les séparaient de Litavicc.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César, bien entendu, ne voulait risquer une bataille qu’à la dernière extrémité.&nbsp;À l’approche des
    Éduens, il commanda halte à ses légions, et fit avancer sous les regards de l’ennemi, l’arme au repos, les cavaliers de son escorte, et, parmi eux, ces mêmes nobles éduens que Litavicc avait
    déclarés égorgés par son ordre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">L’effet de ce spectacle fut tel qu’il l’avait prévu. La foule des Éduens passa en un instant d’un sentiment à
    l’autre, se reconnut trompée par Litavicc, l’abandonna, et acclama César. La victoire était gagnée par le proconsul : il avait frappé un coup de théâtre, la versatilité gauloise fit le
    reste.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">On ne sait trop ce qu’il advint de ces soldats éduens : en tout cas, ils furent mis quelque part en sûreté,
    sous les ordres de Cavarill et à la disposition de César, qui se fit gloire auprès de leur nation de ne les avoir point massacrés. Litavicc trouva moyen de s’échapper et de rejoindre
    Vercingétorix ; et c’est à cette occasion que les Romains admirèrent la puissance et la solidarité du clan gaulois : pas un des clients de Litavicc ne refusa de le suivre dans celle
    extrémité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César accorda trois heures de repos à ses soldats, à l’entrée de la nuit. Puis il reprit la route de
    Gergovie. Presque à moitié chemin, il reçut de ses camps et de Fabius de désastreuses nouvelles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">À peine s’était-il éloigné que les troupes de Vercingétorix s’étaient précipitées de la montagne contre les
    positions romaines. Toute la ligne des camps avait été attaquée, non pas dans une folle tentative d’assaut, mais prudemment, sous la protection de décharges continues de flèches et de traits de
    tout genre. Il avait fallu que Fabius mit en branle son artillerie, qui avait seule sauvé la situation. Le jour durant, aucun légionnaire n’avait pu quitter les retranchements, trop étendus pour
    leur petit nombre, alors que les Gaulois lançaient sans cesse des troupes fraîches. Beaucoup de Romains étaient blessés. Le soir, Fabius avait fait ajouter des parapets blindés aux remparts et
    condamner toutes les portes, sauf deux : car il s’attendait, pour le lendemain, à une nouvelle attaque.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César fit doubler le pas à ses soldats, et put rejoindre Fabius avant le lever du soleil. Il y avait
    vingt-quatre heures qu’il était parti ; ses soldats avaient fait 75 kilomètres, 50 milles : ce fut leur plus belle marche. Et cette expédition d’un jour, entre Litavicc et Vercingétorix,
    rappelait aux Romains leur campagne du Métaure, entre Hasdrubal et Hannibal.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Seulement Vercingétorix, à la différence d’Hannibal, refusa de reconnaître son mauvais destin : il se borna,
    quand il vit César de retour, à ne point bouger de Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">À suivre...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 May 2012 06:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0bd64f0e41af83daa11928d2732eb9ea</guid>
                <category>Livres/Romans</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-5-6-105159497-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chramne, le prince trop ambitieux]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-chramne-le-prince-trop-ambitieux-105414060.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Selon Grégoire de Tours, « Le roi Clotaire a eu sept fils de diverses femmes : d’Ingonde il eut Gonthier, Childéric,
    Charibert, Gontran, Sigebert, et une fille, nommé Closinde ; d’Arnegonde, sœur d’Ingonde, il eut Chilpéric ; et de Chunsine, il eut Chramne. »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Chramne, est né entre 520 et 540, sa date de naissance précise n’est pas connue. Il semblerait cependant qu’il soit né aux
    alentours de 520 car, en 555, son père lui confia la responsabilité de prendre possession de l'Auvergne en son nom, or pour cela,&nbsp; il fallait qu'il soit majeur, c'est-à-dire âgé d'au moins
    quinze ans. Puisque son père lui confie cette responsabilité plutôt qu'à Charibert, il est permit d’en déduire que Chramne est le plus âgé des fils de Clotaire après les décès de Gonthier et
    Childéric, ce qui situerait sa date de naissance vers 520 entre celle de Childéric et de Charibert. Autre possibilité, l’ambition dont fait preuve le jeune prince&nbsp;; Clotaire a peut-être fait
    passer Chramne devant ses frères pour calmer ses ardeurs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En 555, Thibaud (Théodebald) meurt et son royaume passe sous la domination de Clotaire I<sup>er</sup>. Le roi Franc qui prend
    donc possession de l’Auvergne sait que cette région s’est montrée à plusieurs reprises agitée. Il choisit donc de confier à ce dernier la charge de résider à Clermont et d'occuper la région.
    Chramne se retrouve ainsi à la tête des cités de Poitiers, Tours, Limoges et Clermont. Il est fort probable que Bourges, Le Puy, Javols, Rodez, Cahors, Albi, et même Toulouse soient également
    passées sous son autorité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est certainement beaucoup pour un jeune prince inexpérimenté. A peine installé, il émet des préceptes et implante des
    fidèles. À l'aide de gens de sa truste (garde personnel du roi généralement issu d'origine servile), il fait enlever des filles de sénateurs. Cette manœuvre permet aux futurs maris d’hériter des
    terres de ces jeunes filles de la haute société, de dépouiller les grands propriétaires terriens et d’implanter des jeunes Francs richement pourvu et allié aux grandes familles. Il y a là
    infraction au code théodosien et au bréviaire d'Alaric qui interdisent et punissent le rapt de jeunes filles mineures mais aussi le mariage entre femmes de l’ordre sénatorial et esclave.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Puissance, pouvoir, voilà ce que désirait le jeune prince qui évidemment en veut plus encore.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En s’emparant du royaume de Thibaud sans effectuer le partage voulu par la loi salique, Clotaire a fortement irrité son frère
    Childebert. Conscient de la situation, Chramne demande alors à son oncle de l’aider s’attribuer la couronne d’Auvergne. Celui-ci, désirant se venger, accepte de s’allier à son neveu pour
    renverser Clotaire. Chramne réunit une armée épaulé par les comtes de Tours et de Poitiers. Il se rend alors à Limoges et proclame son autorité sur toute la région.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Clotaire, occupé à faire entendre raison aux saxons qui se sont soulevés, ne peut intervenir personnellement. Il envoie donc
    ses fils Charibert et Gontran mener une armée à la rencontre de Chramne. Ils se rendent alors en Auvergne, puis à Limoges, et enfin le retrouve à Saint-Georges-Nigremont, dans le canton de Crocq
    de l'actuel département de la Creuse. Leurs armées se font face au pied de la montagne noire où ils incitent Chramne à rendre les terres appartenant à leur père. Celui-ci &nbsp;refuse mais une
    tempête empêche la bataille. Chramne a alors l’idée de génie de faire croire à ses frères que leur père a perdu la vie en combattant les saxons. Charibert et Gontran se rendent aussitôt en
    Burgondie. La rumeur disant que Clotaire est mort en Saxe se répand dans toute la Gaule, y compris aux oreilles de Childebert. Chramne en profite alors pour étendre son influence jusqu’à
    Chalon-sur-Saône. Il assiège la ville, la conquiert, puis se rend à Dijon où il se voit refuser l'accès à la ville. Le clergé qui hésite entre livrer leur cité et refuser de se soumettre à un
    prince qui a trahi son père, soumet l’entrée de Chramne au jugement de Dieu. Le verdict est sans appel&nbsp;: l’ambition du prince le conduira à la ruine. Les prélats refusent donc d’ouvrir les
    portes de la ville. Chramne n’insiste pas et prend la le chemin de l’Armorique par la vallée de la Saône. Il fait étape à Orléans où il épouse Chalda, la fille du comte de la ville.<img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/43/14/66/Francs/126.png" class="CtreTexte" alt="126" width="577" height="599"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Chramne rencontre une nouvelle fois Childebert à Paris qui lui confirme son soutien. Mais le 23 décembre 558, Childebert
    meurt d’une longue maladie, ce qui permet à Clotaire de s’emparer de son royaume. Ce décès brise net la consolidation du royaume de Chramne. Dénué de soutien, ce-dernier se retrouve obligé de se
    soumettre à l’autorité de son père comme il aurait dû le faire depuis longtemps suivant les lois romaines, germaniques, et chrétiennes. Clotaire qui s’est montré si souvent impitoyable, accorde
    son pardon à son fils mais le place tout de même sous surveillance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais décidément, Chramne ne peut se contenter de rester dans l’ombre de son père. Entre le 1<sup>er</sup> septembre 559 et le
    31 août 560, avec l’aide des Bretons, Chramne qui s’est installé avec sa femme et ses filles dans le centre-ouest de la Bretagne, auprès du comte Conomor, ancien allié de Childebert, pille et
    détruit un grand nombre de lieux appartenant à son père.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Clotaire, accompagné de son fils Chilpéric, s’avance vers le pays vannetais dans lequel il arrive en novembre ou décembre
    560. Cette fois plus question de fuir&nbsp;; Chramne, soutenu par Conomor est décidé à affronté son père.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La bataille qui a lieu dans les environ de Carnac tourne en faveur de Clotaire. Conomor est tuée et Chramne est contraint de
    rompre le combat. Son malheureux allié possédant des terres des deux côtés de la Manche, des bateaux avaient été prévu pour fuir au cas où les choses tourneraient mal. Mais Chramne ne veut pas
    s’enfuir sans son épouse et leurs filles&nbsp;; aussi fait-il un détour pour aller les chercher. Hélas celles-ci ont été faites prisonnières par les soldats de Clotaire et en tentant de les
    délivrer, il tombe à son tour aux mains de ses ennemis.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Cette fois, plus question de pardonner son fils. Clotaire fait enfermer Chramne dans une masure avec son épouse et ses
    filles, ordonne qu’on étrangle le fils indigne, et fait mettre le feu à l'édifice, avec tout le monde dedans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://img.over-blog.com/600x449/2/43/14/66/Francs/125.jpg" class="CtreTexte" alt="125" width="600" height=
    "449">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    <strong><em>La Mort de Chramne</em></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Par Evariste Vital Luminais</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Source : Grégoire de Tours, Histoire des
    Francs.</span> <em><br></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 May 2012 06:37:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0ac1ea2307cff21f85149cfc5b6f010f</guid>
                <category>Les Mérovingiens</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-chramne-le-prince-trop-ambitieux-105414060-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XIII \ p. 3 & 4]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-3-4-105159179.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 24pt; color: #ff9900;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Vercingétorix</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffcc99;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chapitre XIII - Gergovie.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">3. Passage de l’Allier et arrivée devant Gergovie.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">C’était la reprise des opérations commencées à Génabum, continuées à Avaricum, la suite de la campagne contre
    les capitales de la révolte. Puisque Vercingétorix se dérobait aux batailles rangées, on l’obligerait tout au moins à la guerre de sièges.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Mais, depuis près d’un mois que Bourges était tombé, les conditions de la guerre étaient devenues moins
    bonnes pour César. Son armée s’était affaiblie de deux légions, il avait dû laisser à Labienus quelques-unes de ses meilleures troupes. Entre lui et son légat allaient s’interposer le territoire
    des Éduens et l’hypocrisie publique de leur peuple : qu’un malheur arrivât, et ils le couperaient facilement de Nevers et de Sens, le bloqueraient dans le cul-de-sac de la Basse Auvergne. Enfin,
    pendant qu’il perdait son temps à Decize, Vercingétorix, laissé maître de ses mouvements, avait réoccupé derrière lui les coteaux bituriges, et maintenant il attendait les Romains sur la rive
    gauche de l’Allier. Lorsque César déboucha dans la large vallée de la rivière (à l’ouest de Saint-Pierre-le-Moutier ?), il trouva que les ponts avaient été coupés, et il aperçut, campée sur les
    hauteurs de la rive opposée, l’armée de Vercingétorix.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César reprit sa route vers le Sud, suivant la rive ; mais Vercingétorix se maintenait à portée du regard, et
    quand le proconsul s’arrêta, le Gaulois dressa son camp presque en face. Les éclaireurs romains, lancés le plus loin possible, reconnurent que partout, en amont, les ponts étaient détruits ; la
    fonte des neiges rendait les gués impraticables ; on ne pouvait faire travailler les pontonniers sous la menace des ennemis, d’autant plus que la rive occupée par eux surplombait l’Allier, que
    celle que suivait César était basse et découverte. Il lui fallait pourtant se hâter, s’il ne voulait pas s’immobiliser jusqu’à la canicule devant ces eaux profondes : car s’aventurer dans les
    défilés du haut pays pour passer le fleuve près de Gergovie, c’eût été exposer les siens à d’inutiles sacrifices. Il ne restait donc au proconsul qu’à recourir à un stratagème, d’ailleurs
    banal.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Vercingétorix avait laissé subsister les pilotis du pont de Moulins (?), qui est le principal passage de
    l’Allier, à l’endroit où cette rivière sort du pays arverne pour entrer chez les Éduens : sur la rive droite, un taillis épais ; sur la rive gauche, des hauteurs boisées. César campa la nuit
    suivante dans ce taillis, hors de la vue de l’ennemi, et commença à faire couper les poutres nécessaires à la construction d’un pont. Le matin, les bagages et les deux tiers de l’armée sortirent
    du bois, mais étendus en longue file et disposés de manière à faire croire à l’ennemi que toutes les troupes romaines continuaient leur marche vers le Sud : et Vercingétorix à son tour détala sur
    leur flanc. César était resté dans le bois avec ses deux meilleures légions : quand, après quelques heures, il jugea les siens et leurs adversaires à une bonne étape de distance, il sortit du
    fourré, étaya son tablier de charpente sur les pilotis restés en place, lança sur le pont ses deux légions au pas de course, et les fît camper, bien à l’abri, sur la hauteur voisine. Plusieurs
    heures après, le reste de l’armée, ayant rétrogradé pendant la nuit, traversa la rivière à son tour, et rejoignit le nouveau campement de la rive gauche.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Vercingétorix ne revint point sur ses pas : s’il l’avait fait, il n’eût pas évité la bataille, et il la
    cherchait moins que jamais. Il avait sur César l’avance d’une étape. Il se replia vers le Sud à marches forcées.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César le suivit, pas assez vite pour pouvoir l’atteindre : il lui fallut encore cinq jours pour faire les
    vingt-cinq lieues qui le séparaient du but de la campagne ; et quand, de la plaine de Montferrand, les Romains aperçurent enfin la montagne de Gergovie, ils virent se dessiner peu à peu un
    terrible spectacle, dit César : vers le ciel, les remparts solides de la cité ; le long des flancs, sur les escarpements de toutes les roches, dans les replis de tous les ravins, le sol
    disparaissait sous des Gaulois en armes. Vercingétorix avait pris les devants, et entouré d’une muraille d’hommes la muraille de pierre de la ville sacrée des Arvernes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff99;">4. Situation de Gergovie ; comment elle fut défendue ; comment on pouvait l’attaquer.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Le massif de Gergovie s’étend de l’Est à l’Ouest sur une largeur de près de six kilomètres. Il ferme au Midi
    la longue et étroite plaine de la Limagne ; il se dresse à l’endroit où les routes qui vont vers le Sud commencent à gravir des pentes plus rudes, et où la vallée de l’Allier s’engage dans de
    tortueux défilés. Du sommet, par le mois de mai où le siège commença, le regard s’étend sur deux paysages et comme sur deux mondes différents : au Nord, c’est la plaine unie et verdissante, avec
    l’éternelle buée violette qui l’enveloppe doucement ; au Sud, à l’Est et à l’Ouest, c’est un inextricable fouillis de montagnes, d’où se détachent les sommets dominants des Puys : Gergovie est la
    citadelle avancée qui garde les sentiers du haut pays et qui surveille les routes et les moissons d’en bas.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Cet horizon renfermait alors les choses les plus saintes du pays arverne : les sources limpides sourdaient
    des flancs basaltiques et des ravins calcaires du mont gergovien ; deux cours d’eau, l’Auzon au Sud, l’Artières et le Clémensat au Nord, limitaient la montagne et la séparaient sur ces points du
    reste du monde.&nbsp;À sa base, vers le Levant, le lac de Sarlièves était peut-être le dépôt inviolable des trésors voués aux dieux. Du côté de la plaine un bois sacré couvrait les abords de la
    colline où devait s’élever Clermont.&nbsp;À l’abri des remparts qui entouraient le sommet, les Gaulois avaient réuni tout ce qu’ils avaient de plus cher, êtres et choses, biens, femmes et
    enfants, ramenés et transportés à la hâte des fermes de la plaine ou des châteaux de la montagne : Gergovie devenait l’asile des derniers amours et des dernières libertés du peuple arverne.
    Enfin, au Couchant, se dressait le sommet du Puy de Dôme, la résidence préférée de son plus grand dieu : c’était sous les regards de Tentâtes qu’il allait combattre pour ses autels et pour ses
    foyers.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">À Gergovie, la résistance gauloise trouva, avec le courage que donnent les plus nobles passions, la force
    d’une position naturelle à peu près inexpugnable. Vercingétorix avait eu raison de ne point craindre d’y laisser venir César.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">La montagne s’élève de 703 à 744 mètres au-dessus de la mer, 300 mètres au-dessus de la<img src=
    "http://img.over-blog.com/500x416/2/43/14/66/romans/123.png" class="DrteTexte" alt="123.png" height="416" width="500"> vallée de l’Auzon, qui coule à 2500 mètres, à vol d’oiseau, du point le plus
    haut du massif. Le sommet, aplati, présente une esplanade régulière, de la forme d’un trapèze, large de 500 mètres du Nord au Sud, longue de 1 500 mètres de l’Est à l’Ouest, et très suffisamment
    nivelée sur toute sa surface. La périphérie de ce plateau est d’environ 4 kilomètres, la surface approximative, de 75 hectares. Les limites en sont partout très nettement indiquées par une
    retombée de la terrasse du sommet, parfois presque aussi nette que l’angle saillant d’une muraille. C’était sur ce plateau que la ville gauloise était assise : elle avait à la fois l’aire vaste
    et égalisée d’une grande cité de plaine et la hauteur abrupte d’un refuge de montagne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Les remparts suivaient le rebord du plateau ; ils n’étaient en réalité que le prolongement artificiel des
    flancs rocheux qui le soutenaient. Du pied même de la muraille, les coulées de basalte descendaient en pentes très rapides : 200 mètres d’inclinaison pour 1 kilomètre, 300 mètres pour 1 200 pas.
    Mais il y a, à cet égard, une différence sensible entre les deux versants. Au Nord, du côté de la plaine et de l’Artières, et à l’Est, du côté de la route, c’est la taille presque à pic, et
    interrompue par de profonds ravins : l’escalade est sur ce point fort dangereuse. Au Sud, où la montagne se prolonge vers l’Auzon par une série d’éperons, de plateaux en contrebas et de collines
    en avant-corps, à l’Ouest également, où elle se rattache à la chaîne des Puys par un col étroit, mais aplani et élevé, il est facile d aborder Gergovie par une montée lente et sinueuse qui
    adoucit les rampes, et il n’est pas impossible, pour peu qu’on ait le pied solide et le regard juste, de les escalader rapidement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Ainsi, au Nord et à l’Est, Gergovie se défendrait presque d’elle-même.&nbsp;À l’Ouest, par où l’attaque était
    très faisable, les Gaulois se fièrent, pour l’empêcher, aux bois épais qui obstruaient les abords des remparts et qui couvraient le col des Goules et les hauteurs de Risolles (entre le village
    d’Opme et le plateau de Gergovie). La ville ne paraissait abordable, avec quelque chance de succès, que par le Sud.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Ce fut donc sur le versant méridional que Vercingétorix étagea toute son armée. Il ne commit point la faute
    de l’enfermer dans Gergovie. De ce côté, en avant et au bas du plateau, le flanc de la montagne présente une sorte de palier naturel qui interrompt les pentes : Vercingétorix fit de ce vaste
    gradin un boulevard militaire ; il le ferma, au rebord extérieur, par un mur d’énormes rochers, haut de six pieds. Ainsi la montée était coupée au point même où elle devenait plus facile ; l’élan
    des assaillants serait brisé à l’instant où il allait aboutir. — En avant de ce mur, les pentes restaient désertes. En arrière, sur les terrasses légèrement inclinées qui s’étendaient jusqu’aux
    remparts de la forteresse, furent massées le gros des troupes gauloises. Elles étaient, comme à l’ordinaire, disposées par nations. Mais on les avait groupées en trois camps, rapprochés les uns
    des autres, et c’était un ensemble imposant que celui de cette armée entassée sur la montagne, pressée autour de la tente de Vercingétorix. Gergovie, placée en arrière, semblait le réduit de la
    défense. — Enfin, en dehors du puy gergovien proprement dit, les hauteurs auxiliaires furent occupées par des avant-postes : par exemple la colline de La Roche-Blanche, qui commandait le vallon
    de l’Auzon. Mais Vercingétorix eut le tort de n’attacher qu’une importance médiocre à ces défenses d’avant-garde et de réserver tous ses efforts à Gergovie et à ses abords immédiats : peut-être
    était-il décidé à ne disséminer ni ses troupes ni ses points de résistance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">César avait presque espéré se rendre maître de Gergovie par un coup de main : ce qui témoignait chez lui ou
    de l’ignorance des lieux ou d’une confiance sans limite. Mais, quand il eut reconnu la montagne, et qu’il n’eut aperçu partout que des bois, des rochers, des remparts et des hommes, il s’avoua
    l’illusion qu’il s’était faite, et il ne songea plus qu’à un siège en règle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Ce siège même était-il possible ? Les ingénieurs qui avaient fixé les lois de la poliorcétique et défini les
    systèmes d’attaque, avaient-ils prévu une place de ce genre, à la fois murée, plantée sur des parois abruptes, et hérissée de contreforts ? Les règles ordinaires de l’art classique se trouvaient
    presque en défaut. — L’attaque de force, comme à Avaricum ? à la rigueur, on pouvait bâtir une terrasse sur le col des Goules et de Risolles : mais quelle hauteur ne devrait-elle pas avoir pour
    atteindre le rebord du plateau, qui dominait le col de 40 mètres ? et comment faire travailler les hommes sur cet isthme étroit, flanqué de deux dangereux ravins ? Le blocus ? il fallait établir
    une ligne de circonvallation de vingt kilomètres, à travers un terrain des plus accidentés, tantôt le long de vallées boisées, tantôt sur des roches à pic, et toujours sous la menace des
    montagnes voisines. — Pour l’un et l’autre de ces systèmes, on avait d’ailleurs besoin de deux ou trois fois plus d’hommes que n’en comptaient les six légions amenées devant Gergovie. — Quelle
    que fût enfin la résolution à prendre. César devait d’abord asseoir son camp, et il n’avait même pas sous les yeux un emplacement convenable. Où qu’il le posât, à moins que ce ne fût trop loin de
    Gergovie, les regards ennemis plongeraient dans les rues, devineraient les mouvements, n’ignoreraient que ce qui se passe sous la tente ; pour lui, il était condamné à ne rien voir de ce que les
    autres préparaient, à ne rien savoir d’eux que par de douteux transfuges. — Le mieux qu’il pût faire, sa reconnaissance achevée, était ou d’appeler Labienus ou de partir pour le rejoindre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #ffff00;">Il demeura seul, espérant un de ces succès d’audace que ne lui ménageait pas sa Fortune.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">À suivre...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ff72b53804d35d4b07c55934936b1954</guid>
                <category>Livres/Romans</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xiii-p-3-4-105159179-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De la prédilection divine pour la France]]></title>
        <link>http://www.e-stoire.net/article-de-la-prediction-divine-pour-la-france-105083617.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’article qui suit a été envoyé par Mr André Fresnoy. Il était accompagné d’un commentaire inspiré par la situation actuelle
    de la France dans le domaine politique et spirituelle. Avec son accord, Lutèce a décidé de le publier, mais en supprimant les commentaires puisque ceux-ci, exprimant des opinions personnelles,
    n’ont pas leur place sur un site consacré à des faits historiques anciens.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lutèce tient néanmoins à remercier chaleureusement Mr Fresnoy pour cet article de qualité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De la prédilection divine pour la France.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;Alors que certains courants de pensée (politiques ou religieux) tendent à minimiser, ou à passer sous silence le choix
    divin dont a bénéficié&nbsp; la France, il semble indispensable de rappeler à une population déboussolée, déracinée et pour son plus grand malheur déchristianisée, ce que l’Église traditionaliste
    veut signifier par ces mots prédilection divine pour la France.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Par la voix des papes, l’Église s’est prononcée sur cette question. Les citations abondent, il est donc aisé de
    prouver ce fait. Laissons parler tout d’abord le pape Saint Grégoire le Grand :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« c’est par Clovis et les merveilleuses circonstances de son sacre que le roi de France acquit ce caractère de vicaire de
    Dieu, sergent du Christ, qui, dit Saint Grégoire le Grand, « le plaçait autant au-dessus des autres monarques que les autres monarques étaient eux-mêmes au-dessus des particuliers» (St Grégoire
    le Grand Epist. Lib. VI, Caput VI) » (cité dans : La Mission Posthume de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, Mgr Delassus, Ed Saint-Remi 1998, p. 137)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Saint Pie X déclarait pour sa part, le 19 décembre 1907, à l'Archevêque de Reims, Monseigneur Luçon, nouvellement promu
    Cardinal, (Bulletin du Diocèse de Reims, 28 déc. 1907, p. 621) :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« Reims conserve la source baptismale d'où est sortie toute la France Chrétienne, et elle est justement appelée pour cela le
    Diadème du Royaume. C'était une heure ténébreuse<img src="http://img.over-blog.com/300x231/2/43/14/66/Francs/119b.jpg" class="DrteTexte" alt="119b" height="231" width="300"> pour l'Église de
    Jésus-Christ. Elle était d'un côté combattue par les Ariens, de l'autre assaillie par les Barbares ; elle n'avait plus d'autre refuge que la prière pour invoquer l'heure de Dieu. Et l'heure de
    Dieu sonna à Reims, en la fête de Noël 496. Le baptême de Clovis marqua la naissance d'une grande nation : la tribu de Juda de l'ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu'elle fut fidèle à
    l'orthodoxie, tant qu'elle maintint l'alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu'elle se montra non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l'Église. »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Le Pape Grégoire IX écrira à Saint Louis :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'En Haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche
    Jacob, de même le royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu Lui-même de prérogatives extraordinaires. La tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de
    France.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« Aussi nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni royaume de France comme l'exécuteur spécial de Ses divines
    volontés ; Il le porte suspendu autour de Ses reins, en guise de carquois, Il en tire ordinairement Ses flèches d'élection quand, avec l'arc, de Son bras tout puissant, Il veut défendre la
    liberté de l'Église et de la Foi, broyer l'impiété et protéger la justice...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">"Ainsi, Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations<span style="font-size: 10pt;">[1]</span> de la terre,
    pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse<span style="font-size: 10pt;">[2]</span> ; pour ce motif, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de
    la France sont les ennemis du Christ<span style="font-size: 10pt;">[3]</span>." Ces seules citations suffiraient à clore le débat, mais bien d’autres papes ont parlé dans ce sens.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Le pape Anastase II :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« Lettre adressée à Clovis : « Illustre et glorieux Fils, soyez sa (de l'Église) gloire, soyez pour elle une colonne de fer !
    »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« Nous louons Dieu, qui Vous a retiré de la puissance des ténèbres, pour faire d'un si grand Prince le défenseur de son
    Église et opposer votre gloire aux attaques des pervers. Continuez donc cher et glorieux Fils, afin que le Dieu tout-puissant entoure votre sérénité et votre royaume de sa protection et commande
    à ses anges de vous protéger dans toutes vos voies et vous donne la victoire sur tous vos ennemis » (Anast. II, ép. II ad Clod. tom. VI, Conc. col. 1282 cité par Bossuet : Politique tirée de
    l'Écriture Sainte, tome I, livre VII, page 529, éd. Delestre Boulage 1822, et par Zeller, « Les Francs Mérovingiens : Clovis et ses fils », p. 38. ») Ib., page 21.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Le pape saint Hormisdas (514-523) :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Lettre à Saint Rémi lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France : « Nous donnons tous nos pouvoirs pour
    tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute Sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres. » Migne, t.
    125, p. 1168. Hincmar : Vita Sancti Reniigii, cap. LIV, Baronius, Annales Ecclesiastici – Tome VI, p. 635. » (Ib., p. 25.)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">De tous les peuples nouveaux qui s'étaient établis sur les ruines de l'empire romain, les francs furent longtemps seuls à
    professer la croyance orthodoxe ; et cet élément surnaturel lui valut les hautes destinées qui lui ont assuré une gloire et une influence sans égales. C'est assurément pour nous, Français, un
    honneur dont nous devons être saintement fiers, de trouver dans les écrits d'un Docteur de l'Église ces paroles adressées, dès le VIème siècle, à un prince de notre nation : « Comme la dignité
    royale s'élève au-dessus des autres hommes, ainsi domine sur tous les royaumes des peuples la prééminence de votre royaume. Être roi comme tant d'autres n'est pas chose rare ; mais être roi
    catholique, alors que les autres sont indignes de l'être, c'est assez de grandeur.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;Honneur à saint Rémi qui mérita d'être pour les Francs l'instrument des faveurs du ciel !<img src=
    "http://img.over-blog.com/293x300/2/43/14/66/statue-clovis10.jpg" class="DrteTexte" alt="statue-clovis10" height="209" width="203"> On sait comment, selon l'expression du saint Pape Hormisdas, «
    Remi convertit la nation et baptisa Clovis au milieu de prodiges rappelant les temps du premier apostolat. » La prière de Clotilde, le labeur de Geneviève, les pénitences des moines peuplant les
    forêts gauloises, eurent sans nul doute leur très grande part dans une conversion qui devait tant bénéficier au peuple de France ; il convient de rappeler que cette conversion fut aussi préparée
    par tous ces grands évêques du Vème siècle, Germain d'Auxerre, Loup de Troyes, Aignan d'Orléans, Hilaire d'Arles, Mamert et Avit de Vienne, Sidoine Apollinaire, et tant d'autres qui, dans ce
    siècle si tourmenté, maintinrent l'Église en la lumière et forcèrent le respect des Barbares.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Contemporain et survivant de la plupart d'entre eux, leur émule en éloquence, en noblesse, en sainteté&nbsp;: Rémi, sembla
    les personnifier tous en cette nuit de Noël qu'avaient appelée tant d'aspirations, de supplications, de souffrances. Au baptistère de Sainte-Marie de Reims, naissait à Dieu notre nation ; comme
    autrefois au Jourdain la colombe était vue sur les eaux, honorant non plus le baptême du Fils unique du Père, mais celui de la fille aînée de son Église : largesse du ciel, elle apportait
    l'ampoule sainte contenant le chrême dont l'onction devait faire de nos rois dans la suite des âges les plus dignes entre les rois de la terre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Depuis, dans la glorieuse cité de Reims, en l’Église de Saint-Remi, <em>caput Franciæ</em>, tête de la France, comme
    la nommaient nos aïeux, entre son incomparable Notre-Dame et la vénérable basilique, Remi gardait à ses pieds l'ampoule du sacre ; jusqu'à ces jours d'octobre 1793 où, fut proclamée la nouvelle
    que les "siècles d'obscurantisme" avaient pris fin, tandis que l'on brisait la Sainte Ampoule et qu'on jetait dans une fosse commune les restes de l'Apôtre des Francs<span style=
    "font-size: 10pt;">[4]</span>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Oui, Dieu a choisi la France et Saint Pie X nous engagea à en être fiers, le 13 décembre 1908 lorsqu’il dit à l'Évêque
    d'Orléans, lors de la lecture du Décret de béatification de Jeanne d'Arc (Actes de saint Pie X, tome V, pp.204-205) : « Vous direz aux Français qu'ils fassent leur trésor des testaments de saint
    Rémi, de Charlemagne et de saint Louis, qui se résument dans ces mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : Vive le christ qui est roi de France !&nbsp;À ce titre seulement la France est
    grande parmi les nations.&nbsp;À cette clause Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui dans les livres saints est dit d'Israël : que
    personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu... »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Ce Saint Pape fit même une prophétie, qui, il faut l’espérer se réalisera : Allocution VI Ringrazzio, lors de l'imposition de
    la barrette aux Cardinaux de Cabrières, Billot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 : « Que vous dirai-je à vous maintenant, chers fils de France, qui gémissez sous le poids de la
    persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonds baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation [... ] Les fautes ne resteront pas impunies mais elle ne
    périra jamais, la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes. « Un jour viendra, et nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de
    Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu Seigneur ? » La voix répliquera : «
    Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même ». Et, Elle, tremblante et étonnée, dira : « Seigneur, que
    voulez-Vous que je fasse ? » Et lui : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de
    l'Église, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et devant les rois de la terre. » »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">André Fresnoy</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;">[1]</span> Le pape Saint Pie X utilise bien le mot nation, pour
    traduire Grégoire IX, cela ne semble pas le déranger ; il s’agit simplement du mot nation synonyme de peuple, "gens" ou "natio" en latin, qui n’a rien à voir avec le nationalisme qui consiste à
    mettre le pouvoir temporel au-dessus du pouvoir spirituel, véritable inversion. Toute la Sainte Écriture parle des Nations, de la Genèse au Nouveau Testament. Les Nations sont voulues par Dieu,
    et le mot "nation" date du 12ème siècle selon le Grand Robert, tandis que le mot nationalisme date de 1798, il a été inventé par les lucifériens, dont Weishaupt était le chef de file. La
    Chronique d’Alexandrie, p. 12, compte 72 peuples ou nations dans l’univers, correspondant aux 72 langues du monde, Abbé Maistre, Histoire de chacun des 72 disciples, p. 9, éd.
    Saint-Rémi.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;">[2]</span> La vraie liberté religieuse due à la seule vraie religion.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;">[3]</span> Saint Pie X cita cette lettre de Grégoire IX à saint Louis dans son discours du 13
    décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;">[4]</span> Retrouvés cependant par la suite, et authentiquement reconnus, ils font l'objet de
    la vénération des pèlerins.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 17 May 2012 06:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b82dac8758cf7b4d0cacc203614fac9b</guid>
                <category>Tribune Libre</category>        <comments>http://www.e-stoire.net/article-de-la-prediction-divine-pour-la-france-105083617-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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