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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 01:29


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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:31

  Il est de bon ton en république de présenter la royauté sous un jour défavorable ou d'en accentuer les travers. Clovis n'échappe pas à ce traitement puisque celui-ci est systématiquement décrit comme une brute, un rustre, fin calculateur. 
  Oui, le roi Franc était violent, mais ses adversaires aussi étaient violents, ses alliés étaient violents, le Vème siècle était violent. Les attaques des huns, des Goths, des Vandalles etc... étaient encore présentes dans l'esprit de tous, et un peuple qui aurait montré de la faiblesse se serait fait écraser par son voisin.
  Le chef, le roi, le guerrier Clovis 1er pouvait être cruel, mais c'était aussi un homme sensible et fidèle.

  Quelques mois après son mariage (neuf évidement) Clotilde est sur le point de mettre au monde son premier enfant. Clovis est enthousiaste et impatient bien qu'il soit déjà père. En effet, Thierry est né vers 485 / 490 d'un premier mariage probablement avec une princesse franque rhénane. De ce premier mariage, de cette première épouse, nous ne savons quasiment rien, mais il y fort à parier que cette union fut célébrée comme « gages de paix » (friedelehen) avec les "cousins" Rhénan, ce qui explique que Clovis obtiendra en 511, l'espace oriental du Regnum francorum qui recouvrait l'ancien royaume de Cologne.
  C'est un garçon ! Il reçoit le prénom d'Ingomir, ou Ingomer, et Clovis bien que retissant accepte par amour pour Clotilde que le petit prince reçoive le baptême catholique.
  Clovis ne le comprit probablement pas, mais, en cette circonstance, l'Église l'utilise, lui et sa famille, afin de donner à la société tout entière un exemple venu de haut, et donc impératif. Pas plus que la bénédiction nuptiale, le baptême des nouveaux-nés n'était encore entré dans les moeurs, pas même dans les familles catholiques. Au contraire, l'usage courant, surtout s'agissant d'enfants mâles, destinés aux fonctions politiques et militaires, était de le retarder jusqu'à la maturité, voire jusqu'à la vieillesse.
  Mais hélas, quelques jours après avoir été baptisé, l'enfant meurt. Evénement tragique mais terriblement fréquent. La moitié des nouveaux-nés n'atteignent pas l'âge d'un an à cette époque. Naturellement, Clotilde est effondrée, la peine de perdre son enfant est immense, mais catholique, elle sait que celui-ci,  pure et innocent a été accueilli au royaume de Dieu.
                                                              Clovis et Clotilde par Antoine-Jean Gros
 
  Clovis lui, est terrassé. A la douleur paternelle du roi, immense, ravageante, lui qui attendait tant cet enfant, s'ajoute un terrible sentiment de culpabilité.
  Lui qui tout au long de la grossesse de sa femme n'a cessé de railler l'impuissance trop flagrante, trop connue du Dieu des chrétiens, toujours incapable de protéger ses fidèles, a commis l'erreur de lui laissé consacrer son enfant. Baptisé, Ingomer est mort aussitôt, succombant à sa première maladie tandis que Thierry, l'ainé, le petit païen voué à Wotan (ou Odin le dieu principal de la mythologie nordique), a toujours éclaté de force et de santé. Comment le roi a-t-il pu laissé faire une chose pareil, il a tourné le dos à ses dieux et voilà le résultat ! Clovis se sent aussi coupable que s'il avait tué son fils.
  Le roi en veut à son épouse, mais celle-ci relève la tête rapidement et dit :
_ Mon coeur à moi n'est pas frappé de douleur à cause de la mort de mon fils, parce que je sais qu'ayant été rappelé de ce monde encore revêtu de ses vêtement blancs, il sera désormais nourri sous le regard de Dieu. Et je rend grâce au Créateur de toutes choses, au Tout-Puissant, car Il ne m'a pas jugée indigne, Lui qui a daigné accueillir en Son Royaume l'enfant que j'avais porté en mon sein.
  Clovis a du mal a comprendre son épouse, mais l'obstination de celle-ci à s'accrocher à ses croyances l'impressionne. Il y a là quelque chose qui le dépasse et l'oblige à réfléchir, à s'interroger sur le fond de cette religion qu'il méprise mais qui le fascine aussi. Et quelques mois plus tard, lorsque la reine se voit enceinte pour la seconde fois, il consent à nouveau bien que redoutant que le drame se reproduise, à ce que l'enfant à naître soit baptisé.
  C'est donc en 495 que naît un second garçon prénommé Clodomir. Celui-ci est immédiatement baptisé au cours d'une cérémonie fastueuse qui n'apaise pas la crainte dissimulée de ses parents. Les craintes sont justifiées car à peine a-t-il reçu le chrême et les onctions que Clodomir est pris de fièvre.
  On averti le roi qui, immédiatement surgit dans sa chambre et se plante à son chevet, comme si sa présence pouvait empêcher la mort de s'approcher de lui.
  Mais les heures passent et l'état du petit empire. Clovis ne se fait pas d'illusion, l'enfant va mourir. Si c'est la volonté de Dieu, Clotilde souffrira mais l'acceptera mais pas Clovis. La reine le sait, alors elle regagne sa chambre où elle a installé un petit oratoire et prie.
  Songeur et désolé, le roi s'est assis près de son fils mourant, et, silencieux attend la fin... Qui ne vient pas.

  Le sommeil agité de l'enfant redevient paisible. A l'aube la fièvre est tombée, Clodomir est sauvé.
  Son père le découvre paisiblement accroché au sein de sa mère qu'il tète goulûment.
_ Le Christ a entendu mes prières dit Clotilde.
  Clovis, heureux mais fatigué, esquisse un sourire, hausse les épaules et se retire, pas persuadé du tout que le Christ ai quelque chose à voir avec la guérison de son fils.




  Clovis avait trois soeurs, Audoflède, Alboflède et Lantechild. En 494, Audoflède épousa Théodoric le Grand, maître de l'Italie. Le roi des Francs qui vouait une grande tendresse à ses soeurs cadettes avait été peiné du départ d'Audoflède à Ravenne. Alors ne désirant pas voir Alboflède et Lantechild partir, il ne s'empressait pas à leur trouver un mari.
  Hélas, dans les premiers mois de l'année 497, la princesse Alboflède mourut.
  Cette disparition brutale plongea Clovis dans un désespoir inouï qui frappa de stupeur tous ses proches. Enfermé dans son palais soissonnais, refusant de quitter ses appartements où il pleurait à se rendre malade, le guerrier impassible s'était mué en pauvre homme qui s'abandonnait à sa peine avec des excès indignes d'un roi et d'un chrétien. Aucune consolation n'y faisait, et même, les marques de tendresse et de compassion que Clotilde lui témoignait, loin d'apaiser la douleur fraternelle de Clovis, semblait, au contraire, l'augmenter. L'évêque Rémi usa, pour sa part, d'une autre méthode, et, puisque, décidément, les paroles de réconfort, les assurances pieuses quant au sort éternel de la princesse, n'y faisaient rien, il changea de ton, se fit dur, incisif et presque méprisant :
"Je suis affligé, et même très affligé, moi aussi, de l'objet de ta tristesse : le décès de ta soeur germaine (né du même père et de la même mère), d'heureuse mémoire. Mais nous pouvons nous consoler, car elle a quitté ce monde de telle manière que nous avons plus de raisons de l'admirer que de la pleurer. Elle a vécu de manière à nous laisser croire que le Seigneur l'a accueillie près de Lui et qu'elle est allée rejoindre au Ciel les élus. Elle a vécu pour la foi chrétienne et maintenant a reçu la récompense des vierges fidèles. Non, ne pleure pas une âme qui se consacrait au Seigneur. Elle resplendit sous le regard de Dieu dans toute la fleur de sa virginité, et porte sur le front le diadème réservé aux âmes immaculées. Oh, loin de nous l'envie de la pleurer, elle qui a mérité de devenir la bonne odeur du Christ et de pouvoir, par Lui, se faire le secours de ceux qui lui adressent des prières. Chasse donc, Seigneur, la tristesse de ton coeur, et domine les émotion de ton âme. Il te revient de gouverner avec sagesse, et de chercher ton inspiration parmi des pensée à la hauteur d'un si grand devoir. Tu es la tête de ton peuple, et l'âme de ton gouvernement : que tes sujets ne te voient point t'abandonner à une faiblesse produite par une tristesse immodérée; qu'ils ne te croient pas plongé dans l'amertume de la douleur, eux qui sont habitués à tenir de toi leur félicité. Console toi donc et que ton âme ne se laisse pas enlever sa vigueur par l'excès de ton affliction."
  C'était précisément le langage qu'il fallait tenir au roi. Piqué au vif, ulcéré qu'on pût le croire sans force et sans courage, ou douter de son impassibilité virile, Clovis sécha aussitôt ses larmes.

  La nouvelle que Paris, qui jusqu'ici refusait de lui ouvrir ses portes, acceptait, suite à sa conversion, de l'accueillir lui rendit la joie de vivre.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 02:03

La vie de Clovis 1er, roi des Francs. Documentaire en deux partie diffusé sur ARTE.

ATTENTION, pour des raisons idéologiques typique d'un documentaire diffusé sur cette chaine, Clovis est décrit comme une brute sanguinaire et tyranique, mais ce n'est pas Clovis qui était violent, c'est l'époque qui l'était. Les rois de cette époque n'était pas des tendres mais gardons nous bien de juger l'histoire ancienne avec notre mentalité "moderne".



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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:19

  Nous sommes en 493, Clovis 1er, roi des Francs, est devenu un roi puissant exerçant son autorité sur la moitié de la Gaule. Respecté, il entretient de bonnes relations avec Théodore le Grand, roi des Ostrogoths, qui règne sur l'Italie, et aimerait établir de nouvelles alliances politiques.
 
  Pour cela, il a envoyé des ambassadeurs auprès du roi de Burgondie, Gondebaud, dans le but de rencontrer secrètement sa nièce Clotilde pour demander si elle consentirait à épouser le roi des Francs. Celle-ci accepte et sans en avertir son oncle, on procède à un échange d'anneaux en guise de promesse.
  "Elle est sage et belle" rapportent les envoyés à leur retour. C'est décidé, elle deviendra son épouse et la reine des Francs.

  Clotilde ou Chlotilde est née en 475. Fille du roi Burgonde Chilpéric II, frère de Gondebaud, elle fut épargnée lors du massacre de ses parents par son oncle paternel. Grégoire de Tours, qui rapporte cet évènement, précise en effet que Gondebaud assassina son frère et fit jeter son épouse dans le Rhône avec une pierre attachée au cou, avant de recueillir ses deux nièces Chrona et Chlothilde dans son propre palais.
  Chilpéric "guerrier très victorieux", bien qu'entouré de conseillés hostiles au catholicisme s'est montré durant son règne respectueux envers les évêques et notamment l'évêque Patiens (dont le roi admirait les festins mais dont la reine louait les jeûnes selon Sidoine Apollinaire), prélat à qui il permit de construire de nouvelles églises. Il permit aux évêques de fructueuses prédications et protégea ses administrés catholiques comme Gundioc, le grand-père de Clotilde, l'avait fait. Chilpéric fut d'une part un roi burgonde mais d'autre part il fut puissamment soutenu par quelques-uns des derniers empereurs d'Occident qui lui accordèrent, en 473 semble t-il la charge de maître des deux milices et celle de patrice. Il a donc revêtu les charges les plus importantes qui apparentent un roi barbare aux membres de la noblesse romaine.
  La mère de Clotilde fut l'une des plus saintes femmes de son temps, et remplie des vertus propres aux meilleures des reines, voire des impératrices.
Comme sa mère le fut, Clotilde est une fervente catholique, elle a été élevée dans un monastère par sa grand-mère maternelle, et cottoie à la cour de son oncle,Caretène, la principale épouse de celui-ci, elle même chrétienne. Par l'un et l'autre de ses parents, par son éducation elle n'a plus rien d'une barbare.
  C'est une princesse catholique de grand lignage que Clovis a choisit pour épouse et pour reine. 
 
  Gondebaud qui a assassiné ou fait assassiner deux de ses frères, Clilpéric II mais aussi Godomar II, afin de n'avoir plus à partager le royaume qu'avec son troisième frère Godégisèle, a besoin de se trouver des alliés. Attaqué par les Alamans qu'il a réussi à repousser aux confins de la Suisse, il s'inquiète de la réussite de Clovis. Aussi lorsque ce-dernier délègue son conseillé Aurélius "illustre Gaulois" pour demander la main de Clotilde, Gondebaud s'empresse d'accepter.
  Aussitôt il fait préparer le trousseau "et tout ce que réclame les noces d'une telle princesse", et remet sa jolie nièce aux envoyés de Clovis. Sans attendre, la fiancé monte sur une "basterne", ce char à boeuf utilisé par les gallo-romains qui est suivi de chariots chargés de ses bagages, et prend la route du nord pour rejoindre son fiancé.

  De retour de Constantinople, Aridius ministre et confident de Gondebaud apprend à son arrivé à Marseille que le roi burgonde a donné la main de Clotilde à Clovis. Celui-ci voit d'un très mauvais oeil l'union à venir, il soupçonne la princesse, une fois devenue reine de vouloir venger l'assassina de sa famille. Des cavaliers sont lancés à la poursuite du convoi princier. Mais Clotilde informée du retour imminent d'Aridius, et sachant qu'il chercherait à empêcher ce mariage ne reste pas longtemps à bord du chariot trop lent. Elle grimpe sur un cheval et fonce à bride abattue rejoindre son futur époux.
  De son côté, Clovis a quitté Soissons avec une petite armée pour aller à la rencontre de sa fiancée. Il passe par Reims, Châllons-sur-Marne, Arcis-sur-Aube et Troyes. La rencontre a lieu à Villery, un petit village situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Troyes. Sur une colline situé à la sortie de Villery se trouve un ancien camp romain, qui permet, en grimpant dans une petite tour, d'observer la région. Et lorsque la princesse et son escorte apparaissent à l'horizon, Clovis s'empresse d'aller l'accueillir.
  Clotilde et Clovis sont réunis, la poursuite engagée par l'armée burgonde à échoué.
  Dès que Clotilde descend de son cheval, le roi Franc est frappé par sa beauté et sa jeunesse. "Quand il l'eut vue, le roi fut rempli d'une grande joie". En d'autres termes, c'est le coup de foudre.
  Quelque jours plus tard, c'est la mariage qui eut lieu à Soisson, et dont on ignore sur quel rite religieux il fut célébré; puis les importantes fêtes qui accompagne un mariage royal. Clotilde a 18 ans, Clovis 27 ans. Comme l'explique le grand historien Belge Godefroy Kurth dans le livre paru en 1896, qu'il consacra à Clovis, ce mariage fut heureux : Dès les premiers jours le jeune roi barbare s'attacha d'un coeur sincère à l'épouse de son choix. Il lui laissa prendre sur sa vie un grand et salutaire ascendant, et Clotilde devint le bon génie de ce héro sauvage. Il lui resta fidèle : nulle part on ne voit que, comme tant de ses successeurs, il lui est infligé l'injurieux partage de son affection avec des rivales. Elle fut la reine de son coeur comme elle était la reine de son peuple.

  Quelques temps après, Clotilde tomba enceinte. Bien que païen, Clovis consentit, pour complaire à Clotilde, à laisser baptiser le premier fils qu'elle lui donna. La reine présenta elle-même au baptême son enfant mais dans la semaine même l'enfant tomba malade et mourut. « Si cet enfant avait été consacré au nom de mes dieux, dit Clovis, il serait vivant ; mais comme il a été baptisé au nom de votre Dieu, il n'a pu vivre. »

  La colère de Clovis se calma peu à peu, et peu à peu aussi l'influence de Clotilde s'accrut ; sa grande intelligence, nourrie par les méditations et les instructions religieuses, l'avaient rendue assez maîtresse du cœur de son époux pour que celui-ci soit à nouveau réceptif de la foi de son épouse.
  A la naissance de leur second enfant, le roi céda aux nouvelles instances de la reine, et permit que celui-ci fût aussi baptisé. Mais l'enfant tomba encore malade après la cérémonie du baptême, et Clovis entra de nouveau en fureur. « Que peut-il lui arriver, sinon ce qui est arrivé à son frère, répétait-il, c'est-à-dire qu'il meurt après avoir été baptisé au nom de votre Christ ? »Mais les prières de Clotilde furent entendues et Clodomir ne mourut pas, et trois autres enfants naquirent : Childebert, Clotaire et Clotilde.
  Depuis cet évènement,Clovis protégea en toute occasion la religion chrétienne. Par ses victoires et par sa politique il affermit le pouvoir des Francs et amena la destruction de l'arianisme.
  Après la mort de Clovis, Clotilde qui était proche de ses enfants, les amena à monter une expédition contre le royaume burgonde des fils de Gondebaud, vraisemblablement pour venger ses parents assassinés (selon Grégoire de Tours). Suite à cette guerre, son fils Clodomir fut tué à la bataille de Vézeronce.
    Elle ne voyait dans sa famille aucun sujet de consolation. D'une part ses fils se faisaient la guerre, de l'autre elle avait marié sa fille Clotilde à Amalaric, roi des Wisigoths, qui ne cessa de persécuter sa femme à cause de sa fidélité au culte catholique. Quand la fille des Francs se rendait à l'église, elle était insultée publiquement par l'ordre du roi, recevait de la boue et des immondices ; à son retour au palais, si elle se plaignait, le roi la frappait de sa propre main.
  Pour secourir sa fille, elle poussa Childebert à attaquer le mari de celle-ci. Childebert qui n'attendait qu'un prétexte pour s'attaquer au royaume Wisigoth leva aussitôt une armée et se lança via l'Auvergne, au secours de sa soeur. Amalaric tenta de s'enfuir à bord d'un de ses vaisseaux mais non content d'être une brute, celui-ci était aussi étourdi puisque pris de panique il était parti en laissant son trésor à Narbonne. Ordre fut donné à la flotte de faire demi-tour. De retour dans son palais, le roi Wisigoths'empressa de rassembler ses richesses mais avant qu'il eut terminé, on l'averti que les troupes de Childebert étaient entrées dans Narbonne. Abandonnantses trésors et ses insignes royaux, il se précipita vers l'église catholique pour, comble de l'ironie, y demander l'asile.
  Mais, selon la chronique de Saragosse, un soldat franc l'appréhenda, le reconnu et le tua. Childebert 1er s'empara du trésor d'Amalaric et libéra sa soeur. Hélas, celle-ci était dans un si triste état qu'elle mourut sur le chemin du retour à Paris. Childebertramena sa dépouille dans la capitale où il l'a fit enterrer aux côtés de leur père dans la crypte de l'église Sainte Geneviève.
Toute l'affection que Clotilde avait eue pour Clotilde et Clodomir semblait se reporter sur les trois enfants de ce roi, Gontaire, Chlodoaire, Chlodoald. Childebert et Clotaire voyant les enfants grandir, craignaient que la faveur de la reine ne leur donnât plus tard une part au royaume, et qu'ils ne vinsent à réclamer les droits de leur père. Ils décidèrent de se débarrasser de leurs neveux. Sentant monter l'avidité de ses fils, Clotilde tenta de protéger les trois fils de Clodomir, mais ne put sauver que Clodoald, le futur saint Cloud, tandis que les deux autres étaient massacrés par leurs oncles, horrible habitude de l'époque.  
 
  Après un si grand malheur, Clotilde vécut plus que jamais dans la retraite ; elle déploya, dit Grégoire de Tours, « tant et de si grandes vertus, qu'elle se fit honorer de tous. » On la vit, assidue à l'aumône, traverser les nuits de ses veilles, et demeurer pure par sa fidélité à toutes les choses honnêtes ; elle ornait les temples, veillait avec largesse au

Sainte Clotilde assidue a l'aumone
Sainte Clotilde
assidue à l'aumône

soin des monastères et des églises : le peuple la révérait moins comme une reine que comme une servante de Dieu.

  Elle ne chercha point à punir ses fils du meurtre des enfants de Clodomir. Elle tenta plusieurs fois d'apaiser leurs querelles. On nous raconte que Théodebert, fils de Théodoric, s'étant uni contre Clotaire avec son oncle Childebert, la reine, pour obtenir leur réconciliation, passa toute une nuit prosternée en oraison sur le tombeau de saint Martin ; le lendemain un orage effroyable éclata sur le camp de Childebert. Les rois y virent un avertissement du ciel ; ils envoyèrent des messagers à Clotaireen lui faisant demanderde vivre en paix et en union. La réconciliation faite, ils retournèrent chez eux, et personne, dit le pieux évêque de Tours, ne put douter que cette bienheureuse pacification ne fût due à l'intercession de la reine.

Clotilde mourut à Tours, en 545, sous le pontificat de l'évêque Injuriosus. Ses fils la firent transporter à Paris, afin qu'elle pût y être inhumée aux côtés de son époux, dans le Monastère des Saints-Apôtres devenu l'Abbaye Sainte-Geneviève. Les cantiques sacrés chantés par des chœurs nombreux et répétés par une grande affluence de peuple, de guerriers, de pauvres et de simples femmes, attestaient le respect que les contemporains de Clotilde portaient à son caractère et à ses vertus.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 16:03
Voici une lettre que Rémi, évêque de Reims, a écrit à Clovis 1er, roi des Francs, pour son avènement en 481. Il s'agit d'un véritable programme politique chrétien :

                                     Au seigneur insigne et magnifique par le fruit de ses actes, le roi Clovis, Rémi évêque.


  Une grande nouvelle nous est parvenue, selon laquelle vous avez pris l'administration de la Belgique Seconde. Il est dans la tradition que tu deviennes ce que tes parents ont toujours été.

  Ce que tu dois accomplir, pour que le jugement du Seigneur ne t'abandonne pas, ce sont encore de grandes actions puisque tu es parvenu au faîte des honneurs, parce que ce sont les actes qui témoignent en faveur de l'homme.

  Tu dois t'attacher des conseillers qui puissent être l'ornement de ta renommée. Ta bonté doit s'exercer de façon chaste et honnète. Tu dois faire honneur à tes prètres et recourir toujours à leurs conseils, car si tu t'accordes bien avec eux ta province en sera renforcée. Aide les habitants de tes cités, relèves les affligés, soutient les veuves, nourris les orphelins, et plutôt que de menacer fais en sorte que tous t'aiment tout en te craignant.

  Que la justice s'exprime par votre bouche, sans attendre de dons des pauvres et des pérégrins. Que prétoire soit accessible à tous et que personne n'en soit chassé. Tu possède les richesses paternelles, alors tu peux libérer les captifs et les absoudre du joug de la servitude. Si quelqu'un se présente à votre regard, qu'il ne se sente pas pérégrin.

  Amuse toi avec les jeunes, discute avec les vieux, et si tu veux régner, juge noblement.

En latin
Rumor ad nos magnum pervenit, administrationem vos Secundum Belgice susceptisse. Non est novum, ut coeperis esse, sicut parentes tui semper fuerunt : hoc inprimis agendum, ut Domini iudicium a te non vacillet, ubi tui meriti, qui per industriam humilitatis tuae ad summum culminisque pervenit, quia, quod vulus dicitur, ( ex fine ) actus hominis probatur. Consiliaros tibi adhibere debes, qui famam tuam possent ornare. Et beneficium tuum castum et honestum esse debet, et sacerdotibus tuis debebis deferre et adeorum consilia semper recurre ; quodsi tibi bene cum illis convenerit, provincia tua melius potest constare.Civos tuos erige, adflictos releva, viduas fove, orfanos nutre, si potius est, quam eridues, ut ommes te ament et timeant . Justinia ex ore vestro procedat, nihil sit sperandum de pauperes vl peregrinis ; ne magis dona aut aliquid accipere vellis ; paetorium tuum omnibus pateatur, ut nullus exinde tristis abscedat. Paternas quascunque opes possides, captivos exinde liberabis et a iugo servitutis absolvas : si quis in conspectu vestro venerit, peregrinum se esse non sentiat . Cum iuvenibus ioca, cum senibus tracta, si vis regnare nobilis iudicare.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:45


  A la mort de Childéric 1er en 481, c'est son fils Clovis qui devient roi des Francs Saliens.
  Clovis qui est né vers 465, est alors agé de quinze ans, cela parait jeune, trop jeune aujourd'hui, mais au Vè siècle, l'espérance de vie était plus courte qu'à notre époque (ce qui ne veut pas dire que personne ne vivait vieux), et surtout selon la loi salique (transmise oralement car pas encore écrite en 481), la nubilité (âge de se marier, "majorité") est à douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons.
  Le prénom "Clovis" signifie : "illustre à la bataille" et Clovis le sera ! En français moderne, cela donnera "Louis" cependant, c'est le nom de Clovis 1er qui est retenu par les historiens, sinon il aurait fallu appeler Louis XIII, Louis XIV; Louis XIV, Louis XV etc...
 
  Dès son avènement, Clovis possède une double autorité : militaire, en tant que chef du peuple Franc; et civile puisque comme son père, il gouverne un territoire où vivent des citoyens de l'empire romain (gaulois, gallo-romain...).


  Le jeune Clovis 1er est un roi païen, mais il reçoit et écoute les nombreux conseils que Rémi, l'évêque de Reims, lui donne pour régner sagement et justement[1].
  Mais c'est un Franc et les Francs sont connus pour être de grands guerriers, aussi rapidement, l'envie d'agrandir son royaume le démange.

                                                                                Guerrier Franc

  Il décide tout d'abord de s'emparer du royaume de Soisson, une enclave Gallo-romaine contrôlées par Syagrius. Et en 486, il passe à l'attaque. Les combats sont féroces et la victoire des Francs est suivie, comme c'est l'usage, de pillages et de destructions. Clovis s'empare alors d'un domaine entre la Meuse et la Loire, dernier fragment de l'Empire Romain d'Occident.
  La prise de Soisson permet maintenant à Clovis de posséder tout le Nord de la Gaule.
  Le voila chef de guerre victorieux, craint de ses voisins et à la tête d'un royaume très riche et très étendu. Les Wisigoths, alliés de Syagrius ne voulant pas s'attirer les foudres du roi des Francs, livrent le chef romain au vainqueur de la bataille de Soisson qui le fait égorger un peu plus tard.
  Au cours de cette bataille, Chararic (ou cararic), cousin de Clovis et chef des Morins Belges (Francs saliens), qui était venu se battre aux côtés de Clovis s'était tenu à distance de la mêlée, attendant le dénouement des combats pour choisir son camp. L'armée de Syagrius se désagrégeant rapidement, Chararic se joignit aux hommes de Clovis, mais celui-ci n'est pas dupe et quelques années plus tard, il fait tondre et oblige Chararic et son fils à se faire moine, puis anexe leur territoire.
 
   A partir de 490, Clovis lance quelques raides victorieux contre des villes situées sur les terres d'Alaric II le chef des Wisigoths. L'idée de s'emparer de son royaume caresse probablement l'esprit du roi Clovis, mais l'heure n'est pas encore venue.
 
   En 493, à Soisson, Clovis épouse Clotilde[2], princesse Burgonde, fille de Chilpéric II, nièce du roi Burgonde Gondebaud. C'est le deuxième mariage de Clovis mais on ne sait hélas rien du premier. La reine Clotilde qui a été épargnée lors du massacre de ses parents et de son frère par leur oncle paternel, Gondebaud, est née en 475, elle est catholique et son influence sera grande auprès de son époux.
 
  En 496, les Alamans tentent à plusieurs reprises de pénétrer sur le territoire des Burgondes, alliés des Francs Saliens. Ils sont repoussés mais remontent vers le Nord et s'en prennent cette fois aux Francs Rhénans, eux aussi alliés de Clovis. Ce dernier, bien qu'il sache que les Alamans ont une armée plus fournie que la sienne décide de venir en aide à Siegebert, le roi Rhénan.
  L'affrontement a lieu à Tulpiacum (Tolbiac). Clovis a mis sur pied un plan audacieux pour vaincre les Alamans. Mais ceux-ci plus nombreux semblent prendre le dessus durant la bataille. Voyant la défaite se dessiner, le roi des Francs fait le serment de se convertir à la religion de Clotilde si son Dieu lui accorde la victoire. Et alors que la débâcle est proche, un retournement de situation s'opère qui permet aux troupes de Clovis de triompher.
  Homme de parole, le roi Clovis 1er se converti au catholicisme et se fait baptiser avec ses guerriers par l'évêque de Reims, Saint Rémi. Le baptême a lieu le 25 décembre 496, 497 ou 498 ou encore 499 (les historiens n'ont aucune certitude à ce sujet).
 
  Impressionné par les victoires successives de Clovis, Godegisile le roi burgonde de Genève, s'entend en secret avec le roi des Francs contre son frère Gondebaud. Et en 500, Clovis affronte ce-dernier à Dijon. Vaincu, le burgonde est contraint d'abandonner son royaume et se réfugie à Avignon.
  
  Si Clovis est très souvent occupé à faire la guerre, il ne néglige pas pour autant les affaires administratives. C'est durant son règne qu'il est décidé d'établir des lois écrites. A l'image de la loi gombette chez les Burgondes ou du bréviaire d'Alaric chez les Wisigoths, la loi salique, celle des Francs Saliens, est un code de procédure criminelle ainsi qu'un code de la famille. Elle a pour but de faire cesser les vengeances personnelles. La loi salique entre dans les plus petits détails et établie un barème précis des amendes à payer en cas de délit.
  
  On cherche a ramener la paix dans la société civile et les choses semblent vouloir également se calmer du côté des champs de batailles. 
  Alors que depuis le début du Vème siècle, les Wisigoths n'ont cessé de chercher à développer leurs territoires vers le Nord, on assiste à une volonté d'entente, certainement due au fait que le roi Alaric II a mesuré la force de Clovis. Le roi Wisigoth fait dire à Clovis : Si mon frère le veut, je lui suggère, Dieu aidant, que nous nous rencontrions". Clovis qui vient de signer un pacte d'alliance avec  les peuplades gauloises d'Armorique, accepte la rencontre. Un accord d'amitié et de paix est donc conclu. Mais alors qu'Alaric avait favorisé une réconciliation entre Clovis et Gondebaud, la situation va bientôt se retourner contre lui.
  Le royaume Wisigoth occupe les terres situées au sud de la Loire et à l'ouest du Rhône, ainsi qu'une grande partie de l'Espagne. Clovis regarde avec envie ce territoire depuis quelques années et au printemps 507, accompagné de ses alliés Burgondes et Francs Rhénan, il franchit la Loire afin d'en découdre avec Alaric II.
  L'affrontement à lieu dans la plaine de Vouillé, près de Poitier, et lors du terrible corps à corps qui s'est engagé, le roi Wisigoth est tué par Clovis en personne.


  Dès lors la route du sud s'ouvre à Clovis qui va conquérir Toulouse, l'Aquitaine, la Gascogne, le Languedoc et le Limousin.
  La victoire de Vouillé est d'une grande importance : Clovis marque d'une empreinte durable les futures frontières de la France car ses successeurs, Mérovingiens, Carolingiens puis Capétiens, pourront se prévaloir d'une suzeraineté plus ou moins effective sur les territoires qui seront plus tard le duché d'Aquitaine et le comté de Toulouse. De plus, dès 508, Clovis installe sa nouvelle capitale à Paris en lieu et place de Tournai trop excentrée par rapport aux nouvelles conquêtes.
    La même année, Théodoric, chef des Ostrogoths, contre attaque et ses troupes viennent à bout des Francs au sud de la Durance (Provence). Arles, Orange, Avignon ainsi que Narbonne sont reprises.
  Lorsque la guerre prend fin, en 510, Clovis est alors en possession de la majeure partie du royaume des Wisigoths et Théodoric le Grand, de la Provence et de la Narbonnaise, à l'exception de Toulouse.

  A sa mort, le 27 novembre 511, Clovis a assuré l'essentiel en garantissant le trône à ses fils et durablement changé le visage de la Gaule en lui redonnant une unité, un roi catholique, et en faisant de Paris sa capitale[3]. Mais les règles de partage entre les héritiers mâles vont fragiliser ces acquis.

[1] http://dossierstorique.over-blog.com/article-lettre-de-l-eveque-remi-a-clovis-38886239.html
[2] http://dossierstorique.over-blog.com/article-clotilde-reine-des-francs-39258020.html
[3] http://dossierstorique.over-blog.com/article-sainte-genevieve-de-paris-42459054.html

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:44

Saint Denis fut le premier évêque de Paris (Lutèce), venu d'Italie vers 250 ou 270 après J.-C. il fut l'apôtre des Gaules.
                                       Saint Denis de Paris, Portail de la Vierge, Notre-Dame de Paris

Envoyé par le pape (peut être Fabien[1]) pour prêcher en Gaule, Denis entreprit sa tâche avec deux compagnons, un prêtre appelé Rustique et un diacre du nom d'Éleuthère. A son arrivée à Lutèce, sa prédication très efficace lui permit d'organiser un centre chrétien sur la future île de la Cité. Cette activité lui valut ainsi qu'à ses compagnon d'être persécuté, emprisonné et décapité vers 272, sous l'empereur Domitien.
Alors qu'on venait de lui couper la tête Denis se leva, et marcha vers le nord pendant six kilomètres, sa tête sous le bras, traversant Montmartre par le chemin qui sera nommé rue des Martyrs. À la fin de son trajet, il donna sa tête à une femme pieuse originaire de la noblesse romaine et nommée Catulla, puis s'écroula. On l'ensevelit à cet endroit précis et on y édifia une basilique en son honneur. La ville s'appelle à présent Saint-Denis.

                                                          Vitrail de la chapelle de Bar

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabien_(pape)


SCENES DE LA VIE DE SAINT DENIS

Par Henri Bellechose (1416)

Henri Bellechose est un peintre originaire du Brabant et actif à Dijon entre 1415 et 1430.


__ En bas à gauche figure Denis derrière une fenêtre à barreaux. Il a été emprisonné avec deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, pour avoir évangélisé les Gaules.
__ Dans le coin gauche, en bas, un ange a une étole en bandoulière : il porte l'ornement liturgique de l'évêque, du prêtre et du diacre, au service du Christ.
__ Face à Denis qui célèbre une messe pour les chrétiens emprisonnés avec lui apparaît le Christ au milieu d'une grande lumière et lui donne la communion.
__ Au centre, la crucifixion est l'axe fondamentale et symbolique de la composition, avec la figure de Dieu le Père qui offre le sacrifice de son Fils pour la rédemption des hommes.
__ Au pied de la croix, la tête de Rustique gît à terre, séparée de son corps, étendu derrière la croix.
__ Juste au dessus, Denis coiffé de la mitre épiscopale, pose la tête sur le billot : c'est, juste avant la décapitation, l'instant le plus chargé de tension de tout le martyre.
__ Derrière Denis, son compagnon Éleuthère, représenté avec la dalmatique (vêtement de chœur) du diacre, et la tonsure du religieux, est aussi conduit au martyre.
__ Les bourreaux de Denis et de ses compagnons sont représentés avec une longue barbe et vêtus à l'orientale, symbolisant les juifs de Palestine qui crucifièrent le Christ.
__ La hache est l'instrument du martyre de Denis mais elle ne deviendra pas l'un de ses attributs iconographiques, l'image du saint "céphalophore" étant plus marquante pour les artistes.



Prière à Saint-Denys pour la France



O Bienheureux Saint Denys,

Voyez en ce moment votre peuple, réuni autour de votre autel.
Il vient vous renouveler son hommage et ses confiantes prières.

Depuis le jour où votre apostolat, couronné par le martyre, fit briller la foi de Jésus-Christ en cette région parisienne, votre nom y fut toujours honoré. Et vous, en retour, vous n’avez cessé de prodiguer à Paris, aux pays voisins, à la nation française tout entière, la marque d’une constante protection.

C’est ici, en votre sanctuaire, que nos Pères vinrent tant de fois pleurer leurs deuils, célébrer leurs joies, et, aux jours de péril, trouver dans l’Oriflamme qui ombrageait votre tombeau, l’espérance et le gage du salut de la Patrie.

Les siècles écoulés ne peuvent briser l’alliance contractée entre vous et la France.

Puisque la confiance de nos Pères renaît en nos coeurs, que par vous, ô Pontife, les mêmes bienfaits descandent sur nous.

Conservez à la France la vocation des anciens jours ; obtenez à tous ses fils, à toutes les familles, et à nous-mêmes, le courage et l’union dans la fidélité au service du Christ, qui aime toujours les Francs, et qu’après les Luttes de cette vie terrestre, nous puissions triompher éternellement avec vous dans le Ciel.

Par Jésus-Christ Notre-Seigneur

Ainsi soit-il.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:03
Alors qu'en Gaule romanisée triomphe le culte de Rome et de ses empereurs, un nouvel élément se glisse dès le courant du IIè siècle, qui allait avoir une importance capitale dans la destinée de tous les peuples et très particulièrement de peuple français : le Christianisme.

  L'histoire du Christianisme en Gaule commence dès le second siècle et, chose curieuse, ce sont dans les centres officiels du culte païen de l'Etat que se propage la nouvelle religion : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc...
  C'est à Lyon que périssent les premiers martyrs : l'évêque saint Pothin et la jeune esclave Blandine[1]. Il est prouvé que dès 177, une communauté chrétienne existait à Autun. Une inscription grecque trouvée en 1839 y célèbre en vers d'une extraordinaire élévation mystique l'Ichtus, le poisson dont, on le sait, les premiers chrétiens avaient fait le symbole de Christ, en des termes voilés où l'on reconnaît des allusions aux sacrements de Baptême et de l'Eucharistie.
  L'évangélisation proprement dite de la Gaule commence entre 236 et 250, lorsque le pape Fabien y délègue sept missionnaires : Paul à Narbonne, Trophisme à Arles, Saturnin à Toulouse, Martial à Limoges, Gatien à Tours, Stremonius (Austremoine) à Clermont, Denis à Paris. Plusieurs de ces noms sont d'origine grecque, ce qui explique pourquoi la liturgie grecque a été, à Paris notamment, utilisée pendant les premiers siècles. Peu de temps après, ce sont les première persécution qui  allaient se multiplier à l'époque de Dioclétien, soit à la fin du IIIè et dans les premières années du IVè siècle : en particulier sainte Foy à Agen, saint Vincent non loin d'Agen, saint Genest à Arles, saint Denis à Paris, saint Lucien à Beauvais, saint Quentin à Vermand, dans l'Aine (qui par la suite allait prendre le nom de son premier martyr) et surtout saint Maurice et la légion Thébaine, entièrement composée de chrétiens, à Agaune, dans le Valais, en Helvétie.
  Quelques souvenirs subsistent sur notre sol de cette première empreinte du christianisme dans la clandestinité. On a la certitude que les chrétiens se réunissaient à proximité des villes dans les endroits où étaient ensevelis leurs morts et où ils célébraient leur culte, comme dans les catacombes romaines : ainsi près de Paris, dans la crypte de Montmartre où se trouvait le tombeau de saint Denis, et au Mons Cetardus (aujourd'hui rue Mouffetard)[2] et qui fut le plus ancien cimetière de Paris.
A Bordeaux les chrétiens se réunissaient auprès des tombeaux en bordure de la route, là où devait s'élever plus tard l'église Saint Étienne, devenue Saint-Sernin, sur l'emplacement de laquelle se trouve de nos jours encore une basilique; enfin à Reims, on a mis à jours, en 1738 un hypogée (une tombe souterraine) indubitablement chrétien et datant probablement du IIIè siècle, qui malheureusement a été  depuis réenterré, si bien qu'on ignore aujourd'hui où il se trouve et qu'on ne le connaît que par les reproductions maladroites qui furent faites alors des peintures qui le décoraient.
Pendant toute cette période clandestine, la vie chrétienne s'est limitée aux villes. Lorsque paraît en 313 l'édit de Constantin qui renversaient la situation et faisait du christianisme la religion officielle de l'empire, les basiliques ne tardent pas à s'élever dans les cités gauloises. Mais les campagnes ne devaient commencer à être atteintes que par les grandes missions d'évangélisation de saint Martin dans le courant du IVè siècle. Celui-ci, convertisseur infatigable, parcourut la vallée de la Loire, la Bourgogne, le Berry et les régions de l'Est, puisqu'on trouve trace de son passage à Trèves (Allemagne).
  Méthodiquement les cultes locaux sont remplacés par le culte chrétien et l'on trouve fréquemment dans les fondations ou sur les emplacements des églises élevées alors les traces d'anciens temples païens : il en est ainsi à Saint-Bertrand de Comminges, à Marseille (La Major), à Aix (Saint-Sauveur), à Vence, à Béziers, etc... Cette substitution d'un culte à l'autre permet de constater une certaine persistance de la religion gauloise malgré la domination romaine, et cela, plus particulièrement dans les campagnes où la présence romaine était moindre. Ainsi à Vandeuvre-du-Poitou (Vienne) qui avait été l'un des principaux marché du pays des bituriges[3], l'ancien temple romain contenait des images de dieux gaulois. A la différence du culte romain qui s'implanta artificiellement en Gaule, le christianisme se propagea naturellement au sein de ce peuple que Jules César déclarait entièrement tourné vers la religion.
  Il est clair que l'influence du christianisme a été extraordinairement profonde dans les destinées du peuple français. Deux faits entre autres en sont un parfait exemple : il y a d'abord l'extrême abondance des mots d'origine chrétienne dans le fond roman de la langue française. Ces mots sont beaucoup plus nombreux que ceux d'origine païennne, ce qui laisse déduire que la formation de notre langue doit beaucoup au christianisme.
  Les vocables vocables d'origine chrétienne foisonnent dans les noms de lieux français; et cela est typique du processus celte; les Gaulois se plaisaient à donner à leurs villages ou leurs hameaux des noms de divinités dont quelques-uns ont subsisté jusqu'à nos jours : ainsi Beaune qui vient de Belenus, dieu de la lumière, Sceaux de Segeta, déesse des moissons, etc... De même l'empreinte chrétienne se marque t-elle par l'extraordinaire abondance de localités portant un nom de Saints. Et parmi celles-là, les plus nombreuses sont celles consacrées à Saint Martin[4], hommage rendu au cavalier magyar, qui fut le plus grand missionnaire des campagnes gallo-romaines.
Ainsi enraciné en Gaule, le christianisme n'allait pas tarder à féconder ce sol et à en faire surgir les magnifiques basiliques qui s'y élevèrent dans le courant du IVè siècle. Beaucoup d'entre elles furent bâties par des évêques et ce fut presque une mode pour les grands personnages de se faire élever des sanctuaires dans leurs villas. C'est ce que fit Sulpice Sévère[5] dans sa villa d'Auch, après avoir été converti par Saint Martin.



[1] http://dossierstorique.over-blog.com/article-27985929.html
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Mouffetard
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Bituriges_Cubes
[4] http://dossierstorique.over-blog.com/article-29185315.html
[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Sulpice-S%C3%A9v%C3%A8re
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:50

  L’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) nous l’affirme : les Gallo-Romains buvaient déjà du Gevrey-Chambertin. Des traces de plantations de vignes datant de l’époque gallo-romaine (Ier siècle) ont en effet été découvertes au printemps dernier pour la première fois en Bourgogne, sur le territoire du célèbre cru. Plus de 300 fosses rectangulaires de 90 à 130 cm de longueur sur un peu moins de 60 cm de largeur, alignées en 26 rangs particulièrement espacés et entourées d’un fossé périphérique, ont été mises au jour dans cette région, située à 12 km de Dijon. L’alignement et la forme des fosses sont « semblables à ce que l’on retrouve sur les sites d’autres vignes gallo-romaines », découvertes dans le sud de la France, en région parisienne et en Angleterre, précise le texte.

Par ailleurs, beaucoup de fosses sont partagées en deux compartiments par un petit bourrelet de terre, suivant en cela les préconisations de Pline l’Ancien et de Columelle, auteurs latins du Ier siècle de notre ère, pour que les deux plants de vigne « ne s’enlacent pas mutuellement ». Enfin, certaines fosses, plus petites et moins profondes, auraient « servi au provignage », une technique ancienne de multiplication de la vigne. Ces vestiges ont été trouvés au lieu-dit « Au-dessus de Bergis », où près de 12 000 m2 ont été fouillés avant l’agrandissement d’une zone pavillonnaire sur la commune de Gevrey-Chambertin. Les fosses, entourées de vestiges archéologiques de la même période – villas, habitats, mausolées, sépultures –, « confirment l’intérêt, dès l’Antiquité, pour la vigne et le vin dans la région », souligne l’INRAP.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:42

Les femmes, qui déja tenaient un rôle important au sein de la société Gauloise, occupèrent par la suite une belle place dans la vie économique du monde Gallo-Romain. Quelque soit leurs classes sociales, elles pouvaient sortir librement, notamment pour travailler.

Les documents écrits de l'époque Gallo-Romaine ne donnent quasiment aucun renseignement sur les métiers exercés aussi bien par les femmes que par les hommes de cette époque. Ce sont des représentations figurées qui apportent un certain nombre de renseignements.
Il est très probable que la catégorie sociale dont étaient issus les gens et plus particulièrement les femmes, avait une influence sur le métier exercé.

Les cadastres d'Orange, mentionnent qu'au premier siècle, et plus précisément pendant le règne de Vespasien (69-79), au moins 21 femmes ont pris à bail à leur nom des lots de terre. Propriétaires de terrains, elles furent donc exploitante. La source précise par exemple que Appuleia Paulla possédait quarante-deux jugères (unité de mesure de surface, un jugère = approximativement un quart d'hectare) de bonnes terres et seize jugères de mauvaises terres.
La sépulture de Titia Dorcas nous apprend que cette femme fut au IIè siècle, propriétaire et exploitante terrienne à Aix-Les-Bains.
Des inscriptions gravées sur un poids étalon en marbre qui servait a vérifier le poids des lingots de fer commercialisé, nous apprennent que Memmia Sosandris était propriétaire de mine de fer, sa société était basé à Lyon en 226.
Ces exemples témoignent de l'esprit d'entreprise et de l'autorité dont savaient faire preuve les femmes de cette époque.

Autre domaine dans lequel on ne s'attend pas forcément à trouver la présence de femmes : Plombier.
Ce métier était l’un des plus important dans la Gaule-Romaine. On fabriquait le plomb en grandes quantités, notamment pour les conduites d’eau. La fabrication était très soignée, et d’une grande variété. Pour les grands travaux publics, on avait souvent recours à l’armée : plus d’un tuyau porte l’estampille de l’unité qui l’a fait exécuter. Les artisans apposaient eux aussi
des marques sur leurs produits identifiant ainsi leur travail, et à Vienne (Isère), où se trouvaient au IIè siècle de très nombreux ateliers de plomberie, des pièces au nom de Staia Saturnina ont été trouvées. Celle-ci semble avoir connu une certaine réussite professionnelle puisque l'on trouve ses productions sur les deux rives du Rhône, chose peu commune.

Staia Saturnina ne fut pas la seule femme à évoluer dans ce domaine car à Lyon, Terentia Secundilla était propriétaire d'une entreprise de plomberie, comme l'atteste une inscription sur un tuyau : "TERENTIA SECUNDILLA A FAIT (ce tuyau) A LYON".
Si de nombreuses traces de la civilisation Gallo-Romaine proviennent de la ville de Lyon et de ses environs c'est parce que Lyon était la capitale de la Gaule Romaine. Cette cité, presque inexistante en civilisation Gauloise était devenu la clé de voûte de l'administration romaine. C'est à Lyon que convergeaient toutes les grandes voies par lesquelles les légions pouvaient parcourir le territoire, venant d'Italie soit par le Mont Genèvre soit par le Grand ou le Petit Saint Bernard. De Lyon, elle gagnaient facilement les frontières de la Germanie, soit par le Jura et Nyon pour gagner Bâle, soit par Langres, Toul et Metz pour toucher le Rhin à la hauteur de Coblenz. A Langres un embranchement conduisait vers Reims et de là vers Boulogne. Enfin, Lyon était également le noeud de le vallée du Rhône et deux routes tracées par les Romains partaient de là pour contourner le Massif Central d'un côté vers Poitiers, de l'autre vers Cahors et Saintes. Toutes ces villes citées, regorgent d'intéressants vestiges Gallo-Romains.

Dans la vallée du Rhône, dans le Jura et jusqu'en Afrique, ont été retrouvés des tuiles et des tuyaux d'hypocaustes, datant du IIè siècle et marqués au nom de leur fabriquant Clarianus, dont la briqueterie, de belle taille, était probablement située au sud de Vienne. Certaines briques provenant de cette entreprise sont gravées au nom de Clariana, indiquant qu'une femme fut pendant un temps la propriétaire de la briqueterie, probablement après héritage.

Un hypocauste (photo - Hypocauste de Vieux-La-Romaine) est un système de chauffage par le sol utilisé à l'époque romaine et gallo-romaine surtout dans les thermes romains mais aussi dans les riches maisons particulières. Un grand foyer, le praefurnium, était situé à l'extérieur des constructions et l'air chaud produit était envoyé par des canalisations sous les sols dont les dalles reposaient sur des petits piliers de briques (pilettes). En général la hauteur du vide ainsi créé pour la circulation de l'air chaud était d'environ 40 à 60 cm. On estime que la température obtenue dans les pièces ne pouvait pas dépasser 30 degrés


Dans les thermes, pour obtenir une plus forte chaleur, on intégrait également dans les murs des tuyaux de terre cuite (tubuli), qui évacuaient la fumée des foyers (intégrés au bâtiment) et l'air chaud circulant dans l'hypocauste.

La médecine est un domaine où il n'est pas surprenant d'y trouver des femmes,et de nombreuses sources attestent que les Gallo-Romaines pratiquèrent cette profession.

En médecine, Rome avait recueilli l’héritage de la Grèce et jusqu’à l’Empire ce sont surtout de Grecs qui avaient exercé en Italie. Aussi malgré la création d’une médecine latine, le nombre de Grecs resta t-il important à Rome et dans les provinces.

L’école de Marseille était célèbre au début de notre ère. Dans cette vieille colonie grecque, celle des phôcéens, Crinas s’illustra par la mise au point du régime alimentaire, son confrère Charmis par l’ordonnance de bains froids en toute saison fut le bienfaiteur de la cité, dont il fit reconstruire les remparts.

Mais on connaît également quelques médecins d’origine gauloise, par exemple le père du poète de langue latine, Ausone qui exerçait au IVè siècle à Bordeaux , et que son fils fait parler en ces termes : “J’ai nom Ausone; je n’étais au dernier rang dans l’art médical et, pour qui connut mon temps, j’étais au premier.(...) Ni riche ni besogneux, je fus économe et non avare; ma table, mon train de maison, mes moeurs n’ont jamais changé. Je ne parlais pas facilement le latin, mais dans la langue grecque j’ai trouvé un vocabulaire suffisant pour m’exprimer avec élégance. J’ai donné gratuitement à qui me le demandait le secours de mon art, et n’ai point distingué entre ma profession et la charité.”

Ainsi la langue d’hippocrate est restée la langue médicale par excellence mais la profession n’a pas manqué d’attirer les Gaulois.

Flavia Hedone exerça au Ier siècle, à Nîmes; Metilia Donata, à Lyon aux Ier-IIè siècles; un monument funéraire du Ier siècle, à Metz, représente une femme médecin, sans préciser son nom.
Ausone, encore, évoque toujours dans son ouvrage "Parentalia", sa tante Aemilia Hilaria qui "pareille à un homme s'adonna à l'art du médecin". C'est à Bordeaux qu'elle exerça, en compagnie de son beau-frère.
Dans la droite ligne de la tradition hippocratique*, il semble que les médecins apprenaient l'essentiel de leur métier en accompagnant pendant quelques années un médecin installé, même si des cours plus théoriques étaient probablement dispensés dans certaines villes, notamment à Metz et à Avenches (Suisse). A Autun, dans l'épitaphe (une inscription funéraire, placée sur une pierre tombale ou un monument funéraire) de Victor .... (reste du nom illisible, effacé), est écrit après son nom : "médecin médiomatrique"**. Cette indication ne mentionne probablement pas l'origine du médecin, mais précise plutôt qu'il avait été formé à Metz. où il y aurait donc eu une "école" réputée de médecine.
Des inscriptions nous font connaitre l'exixtence de Cléopatra, à Fréjus (Var) et de Iulia Pieris à Trèves (Gard), qui étaient sages femmes (obstetrix).
Outre les accouchements, les femmes soignaient au moins les femmes et les enfants en tant que généralistes.





La tradition des plantes médicinales était forte ancienne en Gaule et les pharmaciens jouaient un grand rôle dans la médecine du temps. Ils préparaient des médicaments et des onguents et une représentation sculptée (voir photo) nous indique qu'il y avait des femmes pharmaciennes, ou laborantine
Sur cette stèle une femme, probablement la propriétaire de l'officine plutôt qu'une divinité, prépare des plantes médicinales. Elle pose la main gauche sur une tablette et de la droite tient une patère au bord d'une cuve supportée par une chaudière placée sur un four où brûlent des bûches; dans la cuve il y a une cuiller dont le manche se termine en caducée. Au second plan, une jeune assistante debout, tient des deux mains une "éprouvette" qu'elle regarde attentivement au dessus d'un cuveau en bois, rempli à ras-bord.




  Plusieurs monuments funéraires montrent des femmes exerçant le métier de commerçantes. Le commerce occupait une place importante dans la société, car c'était le pivot essentiel d'une vie économique très active.
Un bloc sculpté découvert à Til-Chatel (Côte-d'Or) présente une succession de boutique le long d'une rue : dans l'étal de droite, probablement une charcutière et dans celui de gauche une marchande de vin.
A Vicq-le-Fesc (Gard), est connu une relief d'une marchande de couronnes de fleurs faites pour les banquets et les réunions joyeuses, avec cette inscription : "Non vendo nisi amantibus coronas. Je ne vends mes couronnes qu'aux seuls amants !".
De Soulosse (Vosges) proviennent deux autres scènes de commerce. L'une montre une marchande peut-être ambulante si l'on en juge par ce qui semble être un coffre monté sur roues qui contient sa marchandise, et des objets allongés (peut-être des outils) sont suspendus au toit de cet étalage roulant. L'autre relief montre un couple debout à l'intérieur d'une niche séparée par une sorte de comptoir. La femme tient une bourse au-dessus d'un coffret posé sur le comptoir.
A Bordeaux, une femme debout derrière son comptoir tient de la main droite une balance et de la main gauche semble t-il un miroir. Que vend t-elle ? Mystère.
A Rome, de nombreuses femmes évoluaient dans le milieu artistique; actrices, danseuses, musiciennes, il y en avait même qui combattaient dans les arènes, mais aucune preuve écrite ou aucune représentation n'en fait état en Gaule.
Les femmes fabriquaient généralement des vêtements pour les membres de la famille et certaines exerçaient cette activité dans des ateliers de confection. Un texte nous apprend que des ateliers installés à Arles, Autun, Lyon, Reims, Tournai et Trèves travaillaient à la confection des habits de la cour, et que des étoffes de luxe étaient conçues à Metz et à Trèves. Ces ateliers étaient constitués en large majorité de femmes.
On trouvait des femmes dans d'autres branches des métiers du textile, telle que la pesée, la distribution ou le filage de laine brute.

S'il existait des femmes Gallo-Romaine chef d'entreprises, médecins, artistes ou ouvrières, la principale qualité appréciée chez une femme était d'être une bonne mère de famille capable de transmettre à ses enfants les valeurs morales héritées de ses parents.

* http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hippocrate
** La cité des Médiomatriques : Metz

 

 

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