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Les Gaulois

Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 18:46

 

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 07:03

 

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Lundi 11 mars 2013 1 11 /03 /Mars /2013 05:53

« L’Aquitaine s’étend de la Garonne aux Pyrénées » (César, Guerre des Gaules, Livre I – 1)

« Au bruit de cette victoire la plus grande partie de l’Aquitaine se rendit à Crassus, et envoya d’elle-même des otages. De ce nombre furent les Tarbelles, les Bigerrions, les Ptianii, les Vocates, les Tarusates, les Elusates, les Gates, les Ausques, les Garunni, les Sibuzates et les Cocosates ». (César, Guerre des Gaules, Livre III – 27)

« Les Aquitains diffèrent des peuples de race gauloise tant par leur constitution physique que par la langue qu’ils parlent, et ressemblent bien d’avantage aux Ibères. (…) On compte plus de vingt peuples aquitains, mais tous faibles et obscurs. (Strabon, Géographie, Livre IV – 2)

 

La Gaule Belgique s’étend au nord de la Seine, la Gaule Aquitaine au sud de la Garonne et la Gaule Celtique occupe l’espace entre Seine et Garonne. 

Les données archéologiques semblent indiquer que la région bordelaise est sous l’influence des Santons, et non d’un peuple aquitain. De même, les influences romaines (la Province romaine de la Transalpine existe depuis 118 av. J.C. et comprend Toulouse) se font fortement sentir jusqu’à la région d’Agen. La Garonne est plus ou moins la frontière entre les Aquitains et les Gaulois, mais cette frontière est fluctuante et perméable. C’est surtout un espace de rencontres et d’échanges.

Grâce aux textes antiques, il est possible de connaitre la localisation des peuples aquitains pour la période précédant la guerre des Gaules. Cependant, les auteurs de ces textes ont rarement voyagés dans les pays qu’ils décrivent et rapportent des témoignages de seconde main.

Aquitania_SPQR.png

En s’appuyant sur la toponymie, la toponymie et l’onomastique, linguistes et historiens ont essayé de préciser l’identité des populations dans l’Aquitaine définie par César. Ils ont cherché à déterminer l’origine celtique ou bien aquitanique (c’est-à-dire issus de la langue parlée par les anciens aquitains) des noms de lieux, de personnes ou de dieux.

On a ainsi pu remarquer que la répartition des noms de lieux actuels avec un suffixe en -os, -osse, -oz, -ués, considérés par les linguistes comme d’origine aquitanique, correspond assez bien à l’Aquitaine césarienne. Toutefois, on ne peut pas les dater précisément : un certain nombre d’entre eux se sont formés pendant la période romaine ou plus récemment encore. Les textes et les inscriptions antiques, plus fiable, montrent que les noms de personnes et de lieu à consonance aquitanique rares auprès de la Garonne, deviennent plus nombreux en allant vers les Pyrénées. Inversement, les noms de lieux et de peuples à consonance celtique sont rares au sud de l’Aquitaine est totalement absents dans le bassin de l’Adour ; plus on se rapproche de la Garonne, plus leur fréquence augmente.

A l’époque romaine, la langue celtique pénètre donc assez loin vers le sud et l’ouest de la vallée de la Garonne. Il est difficile de savoir si cette mixité linguistique témoigne d’un brassage survenu depuis la conquête romaine, ou si elle a échappé aux auteurs antiques qui ont dépeint la région avant celle-ci. Cette situation résulte peut-être en partie de l’installation en bordelais des Bituriges Vivisques (seconde moitié du premier siècle avant J.-C. ?) qui, selon Strabon sont le seul peuple gaulois établi chez les aquitains (Géographie, 4. 2. 1).

 

Au sud du fleuve, César donne les noms de douze peuples dont certains comme les Gates, les Ptiani et les Garunni sont difficiles à localiser. Les Bituriges Vivisques, habitants de Burdigala à la période romaine, ne sont pas encore installés dans le Bordelais à l'époque où César rédige la Guerre des Gaules.

Au nord du fleuve, les Nitiobroges habitent le Lot-et-Garonne actuel, les Pétrocores sont installés en Dordogne, les Lémovices dans le Limousin et les Santons dans la Saintonge actuelle. Généralement, les peuples occupent un territoire correspondant à un de nos départements actuel. Pour l’Aquitaine, chaque peuple occupe un espace plus restreint.

L’archéologie peut nous renseigner sur ces peuples au travers de certains objets. En allant du sud au nord de l’Aquitaine, les céramiques et les parures, par leurs décors, leurs styles, se rapprochent de plus en plus d’objets que l’on trouve en Gaule Celtique. Au sud de l’Adour, les influences en provenance des ces régions sont très rares et au nord de la Garonne, les influences ibériques et sud-aquitaines disparaissent.


En Aquitaine, les monnaies ont souvent une diffusion restreinte, correspondant à leur utilisation par le peuple qui les a créées. Elles sont de très bons marqueurs de l’influence des différents peuples.


Plus on s’éloigne dans le temps, plus les données sont rares. Il n’y a plus de textes et il devient impossible de mettre un nom sur ces peuples. Pour le Premier âge du Fer (entre 800 et 450 av. J.C.), on ne parle pas de Gaulois. On rassemble les populations comme le « Groupe girondin » ou le « Groupe landais » à partir des formes et des décors des céramiques. L’origine de ces populations fait encore débat : s’agit-il de populations ayant évolué sur place ou de groupes venant de l’est de l’Europe ?

 

Source : Au temps des Gaulois. L'Aquitaine avant César, Musée d'Aquitaine éd. Errance _ Gaulois d'Aquitaine éd. Ausonius

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Lundi 7 janvier 2013 1 07 /01 /Jan /2013 06:05

Les Celtes ont laissé une trace profonde dans la toponymie wallonne. Namur, par exemple, située au confluent de deux cours d'eaux importants, au pied d'une colline escarpée, dérive du nom latin Namurcum. Ce dernier contient la racine celtique nam- qui signifie vallée ou lieux escarpés. Mais l'exemple le plus flagrant, c'est l'Ardennes. Le nom du plus célèbre massif de Wallonie, vient de la déesse celtique Arduinna. Ce nom lui-même viendrait soit de arduo- (hauteur) ou de ar duen (la noire). Arduinna était la déesse tutélaire de la forêt ardennaise, et l'objet d'un culte à mystères. Son animal fétiche, et destrier, était un sanglier, animal au combien symbolique de l'Ardenne puisqu'il y pullule et qu'il sert de symboles à la Province de Luxembourg. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le sanglier était un candidat à la figuration sur le drapeau wallon au moment de la conception de ce dernier. Si finalement le choix s'est porté sur le coq hardi, nul doute que le sanglier aurait également été un bon ambassadeur de la Wallonie et de ses habitants. Si le fond celte a beaucoup apporté à la Wallonie, ce n'est pas lui qui la distingue de ses voisins. Les spécificités wallonnes sont apparues progressivement, au fil des événements.

 

Entre romanisation et poussées germaniques.

 

En l'an 58 avant notre ère, César, entreprend de faire la conquête de la Gaule Belgique. Les raisons de cette conquête sont à chercher à la fois à Rome, où la république est sur le déclin, mais aussi en Gaule, où les divisions internes mettent à mal les intérêts économiques des élites romaines. Dans cette conquête, César jouera habilement des divisions internes. Ces légions ne sont souvent que les arbitres des batailles entre les différentes tribus gauloises. Après avoir dominé, avec l'aide des Rèmes, les Séquanes et les Suessions, César s'attaque aux Atrébates et aux Nerviens. C'est la fameuse bataille du Sabis, dont la localisation exacte fait toujours débat. César remporte la victoire ; les Aduaduques, qui devaient venir en renfort, font demi-tour et se retranche dans leur oppidum parfois identifié à Namur. Assiégés, ils tentent de percer les lignes ennemies et sont décimés. César part alors pour le Sud, laissant aux Rèmes le soin de mettre la Gaule Belgique en coupe réglée. 218.jpg

En -54, Ambiorix emmène les Eburons à la révolte. Il assiège deux légions à Atuatuca, leur promet la vie sauve s'ils quittent la région, les laisses sortirent puis les massacrent. Cet « exploit », même si César affirme qu'il est obtenu par perfidie, est unique dans les annales de la Guerre des Gaules. Les tribus voisines se soulèvent à leur tour. Nerviens, Aduatuques, et Ménapiens reprennent le chemin de la guerre. César doit revenir avec trois légions. La supériorité des troupes romaines est imparable, et les armées belges sont définitivement battues. Quelques guerriers gaulois réussissent à fuir en Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne), où ils retrouvent des tribus sœur et organisent une guérilla. César, qui avait déjà annoncé sa victoire et la pacification à Rome, n'a alors plus le choix. D'une part, il entreprend la conquête de la Bretagne pour supprimer les bases arrière de la résistance gauloise. D'autre part il laisse deux légions sur le territoire des Éburons. La mission de ses légions est simple : liquider toute résistance. La répression qui se met en place à toutes les caractéristiques de ce que les modernes appellent un génocide. En -52, c'en est fini de la guerre des gaules. En ultime symbole de sa domination, César se permet le luxe de se lever une légion entièrement gauloise, la Vème Aulaudae, dont le nom (« les alouettes ») fait référence aux plumes qui ornaient les casques.

 

Soumise et pacifiée, mais à quel prix, la future Wallonie intègre ce qui n'est pas encore l'Empire romain. Son territoire actuel s'étend sur quatre civitates : la cité des Ménapiens, dont la capitale et Cassel, la cité des Nerviens, dont le chef-lieu est Bavay, la cité des Tongres, dont la capitale et Aduatuca (l'actuelle Tongres), et la cité des Trévires dont la capitale est Trèves. De la première dépendent les territoires situés à l'ouest de l'Escaut, dont Tournai, Mouscron, Comines. De la deuxième cité dépendent les territoires situés entre l'Escaut d'une part, la Dyle et le Piéton d'autre part, dont Mons et Ath. De la troisième cité dépend presque tout le reste du territoire wallon, avec Charleroi, Namur, Liège. La Cité des Trévires s'étend sur l'extrême sud-est du territoire : Arlon.

 

 

Source : Histoire de Wallonie, Yannick Bauthière - Arnaud Pirotte éd. Yoran Embanner

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 07:12

Avec une superficie de près de 78 ha, le site de Vernon (Eure) compte parmi les habitats fortifiés les plus étendus de la Gaule belgique. L'enceinte est implantée sur la rive droite de la Seine, à proximité de la confluence avec l'Epte, à l'extrémité occidentale d'un éperon calcaire naturellement défendu par des versants abrupts d'environ 80 m de dénivelé. Vers l'extérieur, un puissant talus de 4 m de hauteur – qui n'est plus conservé qu'en périphérie du tracé – barre l'accès au plateau sur une longueur de près d'un kilomètre. Deux systèmes d'accès principaux ont été repérés à partir des photographies aériennes.

 

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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