Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 07:26

Carlos Núñez est né le 16 juillet 1971 à Vigo en Galice, sonneur de gaïta et flûtiste. Formidable musicien, amoureux de la Bretagne, Carlos Nuñez est la vedette des fêtes celtiques.

 

Carlos Nuñez : Rencontre avec un breton de coeur par tvtregor

 

  Dans son album "Un galicien en Bretagne", Carlos rend hommage à l'An Dro, cette danse bretonne originaire du pays vannetais qui se danse en ronde, en chaîne ouverte ou par couples, en cortège. Un morceau magnifique qui donne la chair de poule et picote les yeux de ceux qui n'ont pas perdu leurs racines : Celtes


Par Lutece - Publié dans : Musique - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 09:57

            Vercingétorix

 

     Chapitre IX - Le soulèvement de la Gaule.

 

1. Révolte des Sénons et des Carnutes.

 

La mort de Dumnorix et d’Indutiomar, la défaite d’Ambiorix avaient arrêté le soulèvement de la Gaule en 54 ; mais la conjuration, une fois formée, ne s’était point rompue.

Au mois de mars 53, César réunit à Samarobrive (Amiens) l’assemblée générale de la39s01.jpg Gaule : il la présida, à son habitude, du haut de son tribunal. Les Trévires, en guerre avec lui, n’y parurent pas, et le proconsul n’eut pas lieu de s’en étonner. Mais, pour la première fois depuis qu’il commandait en Gaule, deux des principales nations celtiques, les Sénons et les Carnutes, refusèrent d’envoyer des députés pour jouer près du camp romain la comédie de la liberté gauloise.

Elles avaient, quelques semaines auparavant, aboli la royauté que César leur avait imposée. Chez les Carnutes, le roi Tasget avait été égorgé sans autre forme de procès. Chez les Sénons, le roi Cavarin avait été, semble-t-il, condamné régulièrement par le sénat de la nation, présidé ou conseillé par Acco : mais on avait apporté une telle solennité à l’affaire que Cavarin avait eu le temps de se réfugier, à la tête des siens, auprès du proconsul. Ni des Carnutes ni des Sénons César n’avait reçu les satisfactions qu’il désirait ; ils avaient au contraire échangé des promesses avec les Trévires, et leur abstention à Samarobrive ressemblait à une déclaration de guerre.

La révolte de ces deux peuples avait une tout autre importance que celle des Éburons et des Trévires, peuplades à demi germaniques, presque cachées entre la Moselle, la Meuse et le Rhin, derrière les fourrés et les marécages de la forêt des Ardennes.

Les Sénons et les Carnutes étaient alors parmi les nations tes plus considérées de la Gaule : ils n’étaient guère inférieurs, comme rang et comme puissance, qu’aux Rèmes et aux Éduens. Les Sénons passaient pour un peuple « solide et de grande autorité ». Ils possédaient un très vaste territoire, s’étendant depuis les pentes septentrionales du Morvan éduen jusqu’aux abords de la Marne ; ils étaient maîtres de la plupart des vallées qui convergent du Sud et de l’Est vers le bassin de Paris : celles de la Seine, de l’Armançon, de l’Yonne (sur les bords de laquelle étaient leur principale ville, Agendincum, Sens), du Loing et de l’Essonne. Une alliance étroite les avait unis aux Parisiens de Lutèce. Ils commandaient ainsi les principales routes qui, d’Amiens, menaient au centre et au sud de la Gaule : hostiles à César, ils lui fermaient le plus court chemin de l'Italie.

La défection des Carnutes était presque aussi grave au point de vue militaire, elle avait une portée morale beaucoup plus grande. C’était une des nations les plus célèbres et les plus étendues de la Gaule centrale. Elle s’appuyait sur les deux plus grands fleuves : au Sud, elle possédait les deux bords de la Loire, à l’endroit même où celle-ci remonte le plus vers le Nord, et elle avait sur la rive septentrionale sa principale ville, Génabum (Orléans), la clé de la défense militaire de tout le bassin ; au Nord, les Carnutes possédaient, en face du débouché de l’Oise, les bords de la Seine, de Mantes à Poissy. Leur territoire était regardé par les Celtes, comme le milieu de la Gaule entière, et fort justement. Car il servait de lien entre les terres armoricaines à l’Ouest et les plateaux éduens à l’Est, entre la Belgique qu’il touchait au Nord et les Bituriges et les Arvernes qu’il avoisinait au Midi. C’était un centre merveilleux pour les opérations commerciales : à la suite des victoires de César, les marchands romains s’établirent à Orléans et y ouvrirent leurs magasins. Les Carnutes possédaient du reste ce dont César avait le plus besoin pour se maintenir en Gaule, la race des robustes chevaux du Perche, la fécondité des blés de la Beauce ; aussi le proconsul avait-il installé à Génabum son principal service d’approvisionnement. Enfin, dernier et redoutable élément d’influence, les Carnutes inspiraient aux Gaulois une sorte de respect religieux : chez eux se trouvait l’enceinte consacrée où se réunissait, chaque année, le conseil général des druides. C’était sur la terre carnute que reposait toujours, malgré la désunion des peuples, le foyer commun de toute la Gaule.

Les Carnutes avaient donc, autant que les Arvernes, plus même que les Éduens, le droit de jouer en Gaule un rôle universel. Seuls peut-être d’entre les peuples du Centre, ils jouissaient d’une certaine autorité parmi les tribus de l’Armorique, dont quelques-unes leur étaient apparentées. Ils furent une des nations qui maintinrent l’unité religieuse et la grandeur du monde celtique. Leur abstention, en mars 53, paraissait signifier à César que les dieux de la Gaule commençaient à se séparer de lui. Si la forêt sacrée des Carnutes se peuplait de ses ennemis, les hauts sommets où habitait Teutâtes ne tarderaient point à s’illuminer des feux de la révolte.

 

À suivre...

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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 08:21

  Le Mont Beuvray, qui va accueillir la future Bibracte, fut occupée par des habitants dès le Néolithique. Mais l'oppidum n'est fondé que lors du IIe siècle avant Jésus-Christ.

Bibracte est nommée ainsi en l'honneur de la déesse qui porte le même nom.


  La première mention de Bibracte dans l’histoire a été faite par César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules concernant l’année -58 et la bataille de Bibracte. Celle-ci est à nouveau mentionnée en -52 lorsque César s’interroge sur les intentions de ses alliés Éduens qui ont rejoint la révolte et couronnent Vercingétorix roi des Gaules à Bibracte. Malgré ce ralliement, César traita la cité avec ménagement après sa victoire à Alésia. Il y séjourna même durant l'hiver 52/51.

 

     L'oppidum.


  L'oppidum Eduens est formé d'un rempart extérieur  qui protège une surface de 200 hectares. Entre 5 000 et 10 000 habitants vivaient sur cette surface. Mais avec le temps, la ville fut rétrécie et un rempart intérieur, plus petit donc que le premier mais aussi plus facile à défendre, fut construit avec les matériaux du rempart extérieur. Bibracte est passé de 200 à 135 hectares, ce qui donne tout de même 5km de remparts. Ce mur intérieur fut rénové cinq fois par les Eduens. D'une hauteur de 5 mètres, il était précédé d'un fossé de 10 mètres de large et 4 mètres de profondeur ! Plan_Bibracte.png

   Une quinzaine de portes étaient étalées sur les remparts. Entre les deux remparts se trouvait une nécropole exclusivement réservée aux familles aristocrates. Une autre nécropole (d'1,5 hectares) était à disposition du peuple et 70 enclos funéraires étaient disponibles. Les défunts étaient incinérés.

   Bibracte avait aussi une importance artisanale. Des mines d'extraction ont vu le jour sur les massifs des environs. L'étain, le fer et l'or étaient recherchés. Les ateliers de fonte des métaux se trouvaient à l'extérieur de l'oppidum. Une fois la transformation du métal réussi, celui-ci était envoyé aux ateliers de la puissante cité, où se côtoyaient donc mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies. Un quartier de la ville était entièrement réservé à leurs ateliers.

   Au centre de la rue principale se trouvait un bassin en granit rose. Son orientation estBasin_in_Bibracte.jpg étudiée car elle correspond au lever du soleil lors du solstice d'hiver et au coucher du soleil pour le solstice d'été. Sa construction fut confiée à des étrangers de la côte Méditerranéenne.

   Le quartier du bassin était aussi celui des caves où l'on entreposait les céréales (dont les récoltes Eduennes) et les vins Méditerranéens.

   Autre quartier, plus original celui-ci, le quartier des cultes. Celtique entre autres avec un nemeton d'un hectare au sommet du Mont Beuvray. Dans cet endroit, les druides effectuaient des sacrifices d'animaux (ou de prisonniers de guerre plus rarement). Ce lieu de culte était entouré d'une palissade et d'un fossé. Cinq fontaines et une dizaine de sources étaient éparpillées à travers Bibracte. Dans certaines, des pièces ou ex-voto étaient jetés. Certaines, comme la fontaine Saint-Pierre avaient des vertus purificatrices et curatives.

  Les maisons étaient majoritairement constituée de bois et de terre,  la pierre étant bibracte-.jpg plutôt consacrée aux remparts. On retrouve cependant des constructions en pierre dans le quartier dit du Parc aux chevaux, certainement des maisons aristocratiques, et un édifice à colonne (certainement public) au niveau de la pâture du Couvent.

  Au centre du Mont-Beuvray, le plateau dit du Parc aux chevaux abrite plusieurs maisons en pierre à la romaine. On y retrouve en particulier une demeure initialement construite en bois (d'inspiration romaine) puis transformée en une véritable domus avec un atrium à impluvium, des portiques et même des thermes chauffés par hypocauste, ainsi qu'un système d'égouts. Dans sa phase finale, la demeure mesurait 55 m × 67 m, couvrant une superficie d'environ 3 500 m², soit environ quatre fois la taille des domus que l'on retrouve sur le site de Pompéi. On estime qu'il y avait environ une quinzaine de domus dans cette zone, de plus petite taille. On a retrouvé également des habitats de type villa rustica (les demeures rurales italiques). Cependant, on ne sait pas si c'était un quartier résidentiel uniquement réservé à une élite puisque les fouilles ont également révélé la présence de forges près des domus.

   Bibracte était donc une cité riche, une capitale et une puissance commerciale sans comparaison possible avec ce qu'il se faisait ailleurs en Gaule. Elle a fait la puissance des Eduens et le fait que les Romains soient alliés à ce peuple Gaulois a permis à la ville de régner en maître sur la région.

   Le géographe Strabon, qui écrit une génération après César, signale encore Bibracte comme place forte des Éduens.

  Au début du règne de l'empereur Auguste, les Romains fondèrent Autun (Augustodunum). Sœur et émule de Rome, Autun avait pour mission de remplacer Bibracte comme capitale gallo-romaine des Eduens.  Bibracte fut alors peu à peu délaissée par ses habitants. Des cultes se poursuivent cependant dans les temples et près des fontaines et les habitations aristocratiques continuent d'être entretenues. Deux hypothèses principales sont avancées quant à cet abandon progressif du site sur quelques décennies. Cette migration peut être due à des raisons économiques ou à une volonté d'intégration au modèle romain ; une partie de la classe dominante éduenne, déjà pro-romaine durant la Guerre des Gaules, a certainement pris conscience de l'importance stratégique de la nouvelle ville située sur les principaux axes de communication et a aussi voulu s'adapter au modèle romain des villes de plaines tandis qu'une population plus traditionnelle est restée un temps sur le site.

 

Sources : Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules  _ Strabon, Géographie, livre IV _ Stephan Fichtl, La ville celtique, Les oppida de 150 av. J.-C. à 15 ap. J.-C., éditions Errance _ http://www.augustodunum.org/le_site.htm

Par Lutece - Publié dans : Les Gaulois - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 06:43

              Vercingétorix

 

     Chapitre VIII - Vercingétorix, chef de clan.

 

5. Force et nature d’un clan gaulois.

 

Nous nous expliquons maintenant pourquoi César, à chacun des livres de ses Commentaires, revient et insiste sur cette masse d’hommes qui suivent la fortune d’un chef. Il pose en règle générale : Le degré de richesse et de noblesse chez les grands se mesure par le nombre de mercenaires et de clients attachés à lui : en dehors de cette force en serviteurs, il n’y a ni crédit ni pouvoir.

Ces armées familiales et libres, ces suites innombrables de cavaliers qui se lèvent à l’appel d’un seul homme, étonnent et inquiètent dès le premier jour le proconsul ; cependant il a vu à Rome des puissances semblables, comme la famille d’esclaves et de clients de Crassus, comme la bande d’émeutiers dont vivent Clodius et Milon. Mais le clan gaulois lui paraît tout autrement formidable. Les têtes s’y comptaient, non par centaines, mais par milliers. Les serviteurs domestiques d’Orgétorix l’Helvète étaient au nombre de dix mille, sans parler de ses clients et de ses débiteurs, dont le chiffre, dit César, était également considérable : un tel clan, à lui seul, formait presque une tribu.

Quand il se déplaçait, avec ses femmes, ses bêtes et ses chariots, il semblait que ce fût un peuple à la recherche de nouvelles terres. Quand il grondait dans les villes, il n’y avait magistrat si puissant qui ne se sentît menacé ; presque toujours le gouvernement des peuples gaulois ne gardait un cours régulier que parce que les deux ou trois plus grands clans se surveillaient et se neutralisaient. Mais souvent, le magistrat n’était que le premier serviteur d’un chef trop influent. Lorsque Dumnorix voulut affermer les impôts et péages de la cité des Éduens, nul n’osa se présenter contre lui, et il les eut à vil prix. Vous croyez, disait Ambiorix, roi chez les Éburons, que je commande à mon peuple : je ne suis que son principal sujet. Orgétorix, accusé par les chefs de la cité, se présenta devant l’assemblée suivi des milliers d’hommes de son clan, et personne n’osa plus l’accuser.

Le clan, ayant son chef, ses groupes, son état-major, son armée, sa forteresse, ses serviteurs ruraux et urbains, était une cité dans la cité même. Comme elle, il avait des relations diplomatiques, il contractait des alliances au dehors ; des liens d’hospitalité se formaient entre les grands clans des peuples voisins. Commios avait des amis dans toute la Belgique. Dumnorix possédait chez les Séquanes et ailleurs un grand nombre d’hôtes ou d’obligés auxquels il avait fait largesse. Il s’était marié dans la famille d’Orgétorix ; d’autres mariages avaient uni les siens aux plus puissantes familles des Bituriges et de nations plus lointaines. Pour aboutir à la fédération des cités, Dumnorix avait fait l’union des principaux clans, et telle était en effet la force énorme dont chacun d’eux disposait, que la confédération de trois ou quatre grands chefs suffisait pour les faire prétendre à l’empire de la Gaule.

Pareille institution n’était pas chose nouvelle dans le monde connu des Romains. Appius Claudius, quittant les montagnes de la Sabine pour immigrer sur le sol latin avec ses cinq mille clients ; Fabius, allant combattre les Étrusques avec les trois cent six membres de sa famille et la foule de ses serviteurs, sont les précurseurs italiens de Dumnorix et de Vercingétorix. Seulement, le clan du patricien romain n’a pas la même allure que celui du chef gaulois. Il limite son horizon à la Forêt Ciminienne et au sommet du Mont Albain ; ses hommes sont des fantassins entêtés, des combattants méthodiques, des laboureurs avides, des politiques vétilleux à la parole formulaire et à la pensée étroite. Le clan celtique est une bande de cavaliers aux galops indomptables, à l’humeur capricieuse, aux résolutions subites, rêvant de descendre dans les plaines lointaines, d’où l’on revient au son des chants et des vers, avec les têtes des vaincus se balançant sur le poitrail des montures.

 

6. Aspect physique de Vercingétorix.

 

C’est à la tête d’une multitude de ce genre, force militaire et familiale qui appartenait à lui seul, que se trouvait Vercingétorix l’an 53 avant notre ère. Lorsque César nous dit que le jeune chef possédait chez son peuple un très grand pouvoir, cela signifie qu’il conduisait le clan le plus redoutable de la nation arverne.

La puissance de Vercingétorix s’accroissait singulièrement de sa valeur personnelle.

Les qualités et les défauts de son âme, nous ne pourrons les juger qu’en le voyant à l’œuvre. Mais la splendeur de son corps haut et superbe le désignait au commandement et à l’admiration des foules. Il avait la supériorité physique, qui donne à la volonté une assurance nouvelle. Il faut se le figurer avec cette grande taille qui émouvait les Romains, vercinge-buste.jpg cet aspect farouche qui effrayait l’ennemi, droit sur son cheval de bataille, vêtu de la tunique aux couleurs bigarrées, la poitrine constellée de phalères de métal, ayant à son côté, suspendue par un baudrier d’or, la large et longue épée incrustée de corail, sur sa tête le casque surmonté d’un monstrueux cimier qui semblait prolonger encore sa haute stature, — mais aussi, flottant autour de cet appareil d’éclat et de terreur, le souffle vivant de la jeunesse, l’air de virginité militaire du chef adolescent qui n’a point encore souffert pour la liberté. S’il était vrai que les âmes des guerriers gaulois émigraient d’un corps à l’autre, les Arvernes ont pu se demander si Luern ou Bituit, les chefs encore célèbres de la Gaule triomphante, ne revenaient pas de leur lointain séjour sous la forme juvénile du dernier de leurs successeurs.

 

À suivre...

Par Lutece - Publié dans : Livres/Romans - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:01

   En 2006, des photos aériennes effectuées au dessus de la ville da Salouël, dans la Somme, ont permis de révéler la présence de nombreuses aires d'habitats gallo-romains et d'enclos imbriqués les uns dans les autres. Au lieu-dit Les Croquets, une grande ferme d'époque gallo-romaine fut identifiée.

  Ce site présente de nombreuses particularités : sa position géographique en fond de vallée, sa proximité avec la ville antique, Samarobriva, sa durée, de la première moitié du 1er siècle après. J.-C. à la fin du IVe siècle.

La fouille qui a suivi la découverte, a concerné une aile de la pars rustica qui regroupe les bâtiments d'exploitation alignés de part et d'autre d'une cour interne d'au moins 50 salouel.jpg mètres, une taille respectable pour une villa. La pars urbana, la résidence du propriétaire, devait se situer sous la voie de chemin de fer actuelle, dominant le reste de l'exploitation.

  Une quantité plus importante de vestiges des IIe et IIIe siècles a été découverte. La présence d'une base de colonne retrouvée dans une fosse détritique et l'emploi généralisé de la pierre sur les édifices annexes de cette exploitation tournée vers l’agriculture et l’élevage indiquent le statut social élevé du propriétaire.
Au IVe siècle, l'usage de la maçonnerie a été abandonné au profit de simples poteaux de bois ancrés dans le sol. Le matériel recueilli reste cependant important : objets de la vie quotidienne tels qu'épingles en os, outillage métallique, monnaies, céramiques, éléments de parures. Une nécropole de la fin IIIe-fin IVe siècle est associée à cet établissement, soit 26 individus qui, pour la plupart, ont été déposé dans des cercueils et possèdent entre une et trois offrandes (céramique et/ou verrerie). La plus ancienne sépulture du groupe a été installée légèrement à l’écart et possède un mobilier funéraire plus abondant que les autres (verrerie, céramique, couteau et chaussures).

 

Source : amiens.fr _ Musée de Picardie

Par Lutece - Publié dans : La Gaule Romaine - Communauté : L'HISTOIRE DE FRANCE
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